En ces jours-là, Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances. Tout le peuple répondit d’une seule voix : « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. » Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur. Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne, et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël. Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël d’offrir des holocaustes, et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix. Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ; puis il aspergea l’autel avec le reste du sang. Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple. Celui-ci répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. » Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : « Voici le sang de l’Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous. »
Psaume (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur. Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens ! Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ? Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple.
Deuxième Lecture Lecture de la lettre aux Hébreux (He 9, 11-15)
Frères, le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création, il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive. S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair, le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant. Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau : puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.
ÉVANGILE DU JOUR Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 14, 12-16.22-26)
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
PAROLES DU SAINT PÈRE Lorsque nous célébrons la messe, nous ne faisons pas une représentation de la Cène. C'est vraiment la Cène. C'est vraiment vivre à nouveau la Passion et la mort rédemptrice du Seigneur. Le Seigneur se rend présent sur l'autel pour être offert au Père pour le salut du monde. Nous entendons ou disons : "Mais, je ne peux pas, maintenant, je dois aller à la messe, je dois aller entendre la messe". La messe n'est pas "entendue", elle est vécue. (Homélie sainte Marthe, 10 février 2014)
S. FAUSTI - "Voici, préparez pour nous", dit Jésus à Ses disciples, en indiquant comment trouver un lieu pour le banquet. C'est jeudi, la veille de Pâques. Quatre fois le verbe "préparer" est utilisé et quatre fois le mot "Pâques". Nous devons donc identifier ce que le Maître appelle " Mon lieu de repos, où je peux manger la Pâque avec Mes disciples ". L'ensemble de l'Évangile de Marc est une longue introduction au témoignage de la Mort et de la Résurrection de Jésus, et Il veut nous conduire à cet endroit, où nous pouvons célébrer l'Eucharistie, notre Pâque. Ce passage suggère les étapes nécessaires que nous devons franchir pour nous préparer à la Cène. Comme le récit de l'entrée de Jésus à Jérusalem, celui-ci est également raconté deux fois, d'abord comme une prophétie, puis comme l'accomplissement de cette prophétie. 1- Il faut d'abord savoir ce qu'est la Pâque, car l'Eucharistie chrétienne ne se comprend qu'à sa lumière, l'accomplissement de cette libération dont l'Exode est une promesse. 2 - Nous devons également être conscients que cette libération a un prix élevé : le Sang de l'Agneau Sacrifié qui est le Christ. 3 - Jésus prévoit ce qui va arriver et l'affronte consciencieusement. Par conséquent, nous devons savoir que Sa Mort n'est pas un accident ou une terrible surprise, mais un coût qui était prévu : Sa Vie pour nos vies ! 4 - Enfin, non seulement Jésus sait, mais il veut librement, il pré-ordonne même tout, exactement comme dans la scène de Son entrée à Jérusalem. 5 - En plus de cela, le disciple doit aussi chercher la chambre haute : c'est le problème central du chapitre. L'homme à la cruche d'eau, figure de celui qui conduit au Baptême, montrera comment trouver ce lieu "où" on peut manger, ce qui signifie vivre avec le Seigneur sa propre Pâque. Celui qui reste à l'extérieur ne participe pas au grand don. Personne n'est plus perdu que celui qui ne sait pas où il est. On sait où on est si on sait d'où on vient et où on va. L'homme est toujours en voyage, un voyage qui a du sens parce que le voyage commence à la maison et revient ensuite à la maison. " Ceci est mon corps. Ceci est mon Sang de l'alliance", dit Jésus sur le pain et le vin pendant le dernier repas avec Ses disciples. Un sacrifice, quel qu'il soit, de l'homme à Dieu, fait partie de toute religion. Le christianisme, en revanche, est fondé sur le sacrifice de Dieu pour l'homme. La dernière Pâque de Jésus devient le repas de l'Agneau, le banquet où nous nous nourrissons de Lui, où nous nous souvenons de Sa Passion, où nous sommes abreuvés de Son Esprit et où nous recevons le promesse de la Gloire future. "Culmination et source de toute la vie chrétienne " l'Eucharistie est vraiment tout et nous donne tout " c'est toute la création qui devient le Corps du Fils, c'est toute l'humanité assumée dans Sa Chair, c'est Dieu qui se donne à l'homme.... Le disciple connaît son indignité et la dignité du Don et vit ces distances avec un amour joyeux, un silence adorateur et des chants de louange. C'est la vie filiale, source de la vie fraternelle. Autour de la table, en communion avec Lui, naît la Communauté parmi nous. S'il est vrai que l'Église incarne l'Eucharistie, c'est parce qu'avant même l'Eucharistie a donné la vie à l'Église.
3 commenti:
Première Lecture
Lecture du livre de l’Exode
(Ex 24, 3-8)
En ces jours-là,
Moïse vint rapporter au peuple
toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances.
Tout le peuple répondit d’une seule voix :
« Toutes ces paroles que le Seigneur a dites,
nous les mettrons en pratique. »
Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur.
Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne,
et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.
Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël
d’offrir des holocaustes,
et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix.
Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ;
puis il aspergea l’autel avec le reste du sang.
Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple.
Celui-ci répondit :
« Tout ce que le Seigneur a dit,
nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »
Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit :
« Voici le sang de l’Alliance
que, sur la base de toutes ces paroles,
le Seigneur a conclue avec vous. »
Psaume (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)
Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur,
ton serviteur, moi,
dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice
d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.
Deuxième Lecture
Lecture de la lettre aux Hébreux
(He 9, 11-15)
Frères,
le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.
Par la tente plus grande et plus parfaite,
celle qui n’est pas œuvre de mains humaines
et n’appartient pas à cette création,
il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire,
en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux,
mais son propre sang.
De cette manière, il a obtenu une libération définitive.
S’il est vrai qu’une simple aspersion
avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse,
sanctifie ceux qui sont souillés,
leur rendant la pureté de la chair,
le sang du Christ fait bien davantage,
car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,
s’est offert lui-même à Dieu
comme une victime sans défaut ;
son sang purifiera donc notre conscience
des actes qui mènent à la mort,
pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.
Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle,
d’un testament nouveau :
puisque sa mort a permis le rachat des transgressions
commises sous le premier Testament,
ceux qui sont appelés
peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.
ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
(Mc 14, 12-16.22-26)
Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
« Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau
viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
“Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas,
Jésus, ayant pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit, le leur donna,
et dit :
« Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
« Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.
PAROLES DU SAINT PÈRE
Lorsque nous célébrons la messe, nous ne faisons pas une représentation de la Cène. C'est vraiment la Cène. C'est vraiment vivre à nouveau la Passion et la mort rédemptrice du Seigneur. Le Seigneur se rend présent sur l'autel pour être offert au Père pour le salut du monde. Nous entendons ou disons : "Mais, je ne peux pas, maintenant, je dois aller à la messe, je dois aller entendre la messe". La messe n'est pas "entendue", elle est vécue. (Homélie sainte Marthe, 10 février 2014)
S. FAUSTI - "Voici, préparez pour nous", dit Jésus à Ses disciples, en indiquant comment trouver un lieu pour le banquet. C'est jeudi, la veille de Pâques. Quatre fois le verbe "préparer" est utilisé et quatre fois le mot "Pâques". Nous devons donc identifier ce que le Maître appelle " Mon lieu de repos, où je peux manger la Pâque avec Mes disciples ". L'ensemble de l'Évangile de Marc est une longue introduction au témoignage de la Mort et de la Résurrection de Jésus, et Il veut nous conduire à cet endroit, où nous pouvons célébrer l'Eucharistie, notre Pâque.
Ce passage suggère les étapes nécessaires que nous devons franchir pour nous préparer à la Cène. Comme le récit de l'entrée de Jésus à Jérusalem, celui-ci est également raconté deux fois, d'abord comme une prophétie, puis comme l'accomplissement de cette prophétie.
1- Il faut d'abord savoir ce qu'est la Pâque, car l'Eucharistie chrétienne ne se comprend qu'à sa lumière, l'accomplissement de cette libération dont l'Exode est une promesse.
2 - Nous devons également être conscients que cette libération a un prix élevé :
le Sang de l'Agneau Sacrifié qui est le Christ.
3 - Jésus prévoit ce qui va arriver et l'affronte consciencieusement. Par conséquent, nous devons savoir que Sa Mort n'est pas un accident ou une terrible surprise, mais un coût qui était prévu : Sa Vie pour nos vies !
4 - Enfin, non seulement Jésus sait, mais il veut librement, il pré-ordonne même tout, exactement comme dans la scène de Son entrée à Jérusalem.
5 - En plus de cela, le disciple doit aussi chercher la chambre haute : c'est le problème central du chapitre. L'homme à la cruche d'eau, figure de celui qui conduit au Baptême, montrera comment trouver ce lieu "où" on peut manger, ce qui signifie vivre avec le Seigneur sa propre Pâque. Celui qui reste à l'extérieur ne participe pas au grand don. Personne n'est plus perdu que celui qui ne sait pas où il est.
On sait où on est si on sait d'où on vient et où on va.
L'homme est toujours en voyage, un voyage qui a du sens parce que le voyage commence à la maison et revient ensuite à la maison.
" Ceci est mon corps. Ceci est mon Sang de l'alliance", dit Jésus sur le pain et le vin pendant le dernier repas avec Ses disciples. Un sacrifice, quel qu'il soit, de l'homme à Dieu, fait partie de toute religion.
Le christianisme, en revanche, est fondé sur le sacrifice de Dieu pour l'homme.
La dernière Pâque de Jésus devient le repas de l'Agneau, le banquet où nous nous nourrissons de Lui, où nous nous souvenons de Sa Passion, où nous sommes abreuvés de Son Esprit et où nous recevons le promesse de la Gloire future.
"Culmination et source de toute la vie chrétienne " l'Eucharistie est vraiment tout et nous donne tout " c'est toute la création qui devient le Corps du Fils, c'est toute l'humanité assumée dans Sa Chair, c'est Dieu qui se donne à l'homme....
Le disciple connaît son indignité et la dignité du Don et vit ces distances avec un amour joyeux, un silence adorateur et des chants de louange. C'est la vie filiale, source de la vie fraternelle.
Autour de la table, en communion avec Lui, naît la Communauté parmi nous.
S'il est vrai que l'Église incarne l'Eucharistie, c'est parce qu'avant même l'Eucharistie a donné la vie à l'Église.
Posta un commento