Moi, Daniel, je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. PSAUME 93
L’Eternel règne, il est revêtu de majesté.
L’Eternel a la force en guise de vêtement, en guise de ceinture.
Aussi, le monde est ferme, il n’est pas ébranlé.
Ton trône est établi depuis longtemps,
tu existes de toute éternité.
Plus encore que la voix des grandes eaux,
des flots puissants de la mer,
l’Eternel est puissant dans les lieux célestes.
Tes instructions sont entièrement vraies;
la sainteté convient à ta maison,
Eternel, jusqu’à la fin du monde.
Deuxième Lecture
Lecture de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 1, 5-8)
À vous, la grâce et la paix, de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre.
À lui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen. Voici qu’il vient avec les nuées, tout œil le verra, ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ; et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre. Oui ! Amen !
Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui qui est, qui était et qui vient, le Souverain de l’univers.
ÉVANGILE DU JOUR Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 18, 33b-37)
En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »
PAROLES DU SAINT PÈRE À la fin de notre vie, nous serons jugés sur notre amour, notre proximité et notre tendresse envers nos frères et sœurs. De cela dépendra notre entrée ou non dans le royaume de Dieu, notre place d'un côté ou de l'autre. Jésus, par sa victoire, nous a ouvert son royaume, mais c'est à chacun de nous d'y entrer, en commençant dans cette vie - le royaume commence maintenant - par être proche de nos frères et sœurs qui demandent du pain, des vêtements, l'hospitalité, la solidarité, la catéchèse. (Messe de canonisation sur la place Saint-Pierre, 23 novembre 2014)
FAUSTI - C'était l'aube. Après le chant du coq, l'obscurité se termine et la lumière fait irruption. Le processus politique de Jésus se déroule du matin à la sixième heure, du lever du soleil à l'horizon jusqu'au point culminant du ciel. La lumière qui vient dans le monde brise les ténèbres et grandit jusqu'à atteindre sa majestueuse plénitude sur la Croix. Ici, le Roi de Gloire se manifeste. Les chefs des prêtres et leurs serviteurs aussi appelés "les Juifs", conduisent Jésus au prétoire. C'est la résidence du gouverneur romain, aux fêtes, où il habitait pour contrôler la foule qui venait à Jérusalem. Jésus est donc conduit par l'autorité romaine afin d'exécuter la sentence déjà décidée. par l'autorité religieuse sans procès. C'est ainsi que l'Agneau de Dieu passe dès chefs d'Israël à la direction des païens : il est le Sauveur du monde, qui vient dès les Juifs. Jésus, avec sa Royauté, nous révèle la vérité de Dieu et de l'homme. Il est le Messie révélé à David. Il libère non seulement le peuple d'Israël, mais le monde entier parce qu'il refuse de dominer et entreprend de le servir. Il nous fait sortir de l'oppression non par le pouvoir de ceux qui oppriment davantage, mais par la force de ceux qui aiment davantage. Jésus est le Messie crié par la foule, est rejeté parce que, au lieu des chars et des chevaux, il choisit l'âne, doux et humble comme Lui. Mais c'est précisément de cette façon qu'Il nous délivre de tout pouvoir de la mort. Pilate demande donc à Jésus s'il est le Messie. Il Lui demande ce qu'Il a fait. Tout l'Evangile est la réponse à cette question. Les signes que Jésus a accomplis montrent Sa royauté : Il a donné du beau vin aux noces et le salut à ceux qui allaient mourir, Il a ressuscité le paralytique, a offert du pain et a marché sur l'eau, Il a donné la vue aux aveugles et la vie aux morts. Sa souveraineté est la même que celle de Dieu, qui donne ce qui est amour et vie. Ce sont les signes de Sa royauté qui brilleront pleinement sur la Croix. Il est le Roi promis par Dieu aux descendants de David, qui régnera pour toujours : Sa puissance est celle de laver les pieds, Sa dignité est celle d'être parmi nous comme Celui qui sert. C'est le beau Pasteur qui libère ses brebis, exposant, disposant, et donnant la Vie pour eux. Jésus confirme qu'Il est Roi. Non seulement des Juifs, mais de tous. Il est le Roi divin qui vient du Ciel, qui libère ses brebis en exposant, disposant et donnant Sa Vie pour elles. Jésus confirme qu'Il est Roi. Non seulement des Juifs, mais de tous. C'est le divin Roi qui vient du Ciel. Il nous révèle la Vérité qui nous rend libres. Il nous montre que nous sommes enfants de Dieu, aimés du Père. Alors, pour ceux qui ne ferment pas les yeux, la Vérité dissoudra automatiquement le mensonge, tout comme la Lumière éteint le cauchemar des ténèbres. La Royauté de Jésus est celle du martyr : elle ne vient que de la connaissance et du témoignage de la Vérité, à ses propres dépenses, comme les prophètes. Les pauvres sont le tribunal permanent du Crucifié qui juge l'histoire : ce que nous faisons ou ne faisons pas pour eux, nous sauve ou nous détruit. Pilate est appelé, comme tout le monde, à sortir du mensonge et à écouter la voix de Celui qui est la Vérité. "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie" dit Jésus. Quiconque demeure dans Sa Parole connaîtra la Vérité. Ceux qui préfèrent le pouvoir à la Vérité ne peuvent l'écouter ou le comprendre. Etre de la Vérité signifie accepter la Vérité comme principe de sa propre vie. Ceux qui agissent ainsi sont prêts à L'écouter : ouvrir leur cœur à Sa Parole, ouvrir leurs yeux à la réalité et guérir de ses illusions. La Vérité a une voix avec laquelle elle nous appelle : c'est la voix de l'innocent qui a été frappé par le mal. Celui qui défend les faibles, tôt ou tard, sort de l'aveuglement et connaît la Vérité.
HOMÉLIE DU SAINT PÈRE J. PAUL II 26 -11- 2000 Solennité Christ-Roi ...En cette fête, placée au terme de l'année liturgique, Jésus, Verbe éternel du Père, est présenté comme le principe et la fin de toute la création, comme le Rédempteur de l'homme et le Seigneur de l'histoire. Dans la première Lecture, le prophète Daniel affirme: "Son empire est un empire éternel qui ne passera point, et son royaume ne sera point détruit" (7, 14). Oui, ô Christ, tu es Roi! Ta royauté se manifeste paradoxalement sur la croix, dans l'obéissance au dessein du Père, qui "nous a en effet arrachés - comme l'écrit l'apôtre Paul - à l'empire des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés" (Col 1, 13-14). Premier-né de ceux qui ressuscitent des morts, Toi, Jésus, tu es le Roi de la nouvelle humanité, restituée à sa dignité originelle. Tu es Roi! Ton royaume cependant, n'est pas de ce monde (cf. Jn 18, 36); il n'est pas le fruit de conquêtes armées, de dominations politiques, d'empires économiques, d'hégémonies culturelles. Ton royaume est un "royaume de vérité et de vie, de sainteté et de grâce, de justice, d'amour et de paix", qui se manifestera dans sa plénitude à la fin des temps, lorsque Dieu sera tout en tous (cf. 1 Co 15, 28). L'Eglise, qui peut déjà goûter sur la terre les prémisses de l'accomplissement futur, ne cesse de répéter: "Que ton Règne vienne" (Mt 6, 10). C'est à vous que les Pères du Concile ont confié, de façon particulière, la mission de "chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles en les ordonnant selon Dieu" ( Lumen gentium, n. 31). Dès lors, a fleuri une vive saison de rassemblement,... sont nés de nouveaux mouvements, rassemblements et communautés . Mais que comporte cette mission? Etre chrétien n'a jamais été facile et ne l'est pas non plus aujourd'hui. Suivre le Christ exige le courage d'effectuer des choix radicaux, souvent à contre-courant. "Nous sommes le Christ!", s'exclamait saint Augustin. Les martyrs et les témoins de la foi d'hier et d'aujourd'hui, parmi lesquels se trouvent tant de fidèles laïcs, démontrent que, si cela est nécessaire, on ne doit pas hésiter à donner même sa propre vie pour Jésus-Christ. Il s'agit de paroles encore valables aujourd'hui, face à une humanité riche de potentialités et d'attentes, mais cependant menacée par de multiples risques et dangers. Il suffit de penser, entre autres, aux conquêtes sociales et à la révolution dans le domaine de la génétique; au progrès économique et au sous-développement existant dans de vastes régions de la planète; au drame de la faim dans le monde et aux difficultés existant pour sauvegarder la paix; au réseau ramifié des communications et aux drames de la solitude et de la violence que révèlent les faits divers quotidiens. Très chers fidèles laïcs, en tant que témoins du Christ, c'est vous qui êtes en particulier appelés à apporter la lumière de l'Evangile dans les centres vitaux de la société. Vous êtes appelés à être des prophètes d'espérance chrétienne et des apôtres de celui "qui est, qui était et qui vient, le Tout Puissant" (cf. Ap 1, 4).
--->"La sainteté est l'ornement de ta maison" (Ps 93 [92], 5). A travers ces paroles, nous nous sommes adressés à Dieu dans le Psaume respon-sorial. La sainteté continue à être le plus grand défi pour les croyants. Nous devons être reconnaissants au Concile Vatican II, qui nous a rappelés comment tous les chrétiens sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection dans la charité. Chers frères et soeurs, n'ayez pas peur d'accepter ce défi: être des hommes et des femmes saints! N'oubliez pas que les fruits de l'apostolat dépendent de la profondeur de la vie spirituelle, de l'intensité de la prière, d'une formation constante et d'une adhésion sincère aux orientations de l'Eglise. ... si vous êtes ce que vous devez être - c'est-à-dire si vous vivez le christianisme sans compromis - vous enflammerez le monde entier. Des devoirs et des objectifs qui peuvent sembler démesurés pour les forces humaines vous attendent. Ne vous découragez pas! "Celui qui a commencé en vous cette oeuvre excellente en poursuivra l'accomplissement" (Ph 1, 6). Gardez toujours votre regard tourné vers Jésus. Faites de Lui le coeur du monde.
Et toi, Marie, Mère du Rédempteur, sa première disciple parfaite, aide-nous à être ses témoins au cours du nouveau millénaire. Fais que ton Fils, Roi de l'Univers et de l'Histoire, règne dans notre vie, dans nos communautés et dans le monde entier!
De l' HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI Basilique vaticane Dimanche 25 novembre 2012
...En ce dernier dimanche de l’année liturgique, l’Église nous invite à célébrer le Seigneur Jésus, Roi de l’univers. Elle nous appelle à tourner notre regard vers l’avenir, ou mieux plus profondément, vers la destination finale de l’histoire qui sera le règne définitif et éternel du Christ. Il était au commencement avec le Père, quand le monde a été créé, et il manifestera pleinement sa seigneurie à la fin des temps, quand il jugera tous les hommes. Les trois lectures d’aujourd’hui nous parlent de ce règne. Dans le passage de l’Évangile, tiré de l’Évangile de saint Jean, que nous avons écouté, Jésus se trouve dans une situation humiliante – celle d’accusé – devant le pouvoir romain. Il a été arrêté, insulté, raillé, et ses ennemis espèrent obtenir maintenant sa condamnation au supplice de la croix. Ils l’ont présenté à Pilate comme quelqu’un qui aspire au pouvoir politique, comme le prétendu roi des juifs. Le procureur romain mène son enquête et interroge Jésus : « Es-tu le roi des Juifs ? » (Jn 18, 33). Répondant à cette demande, Jésus précise la nature de son règne et de sa messianité-même, qui n’est pas un pouvoir mondain, mais un amour qui sert ; il affirme que son règne ne doit pas être absolument confondu avec un règne politique quelconque : « Ma royauté ne vient pas de ce monde … Non, ma royauté ne vient pas d’ici » (v. 36). Il est évident que Jésus n’a aucune ambition politique. Après la multiplication des pains, les gens, enthousiasmés par le miracle, voulaient s’emparer de lui pour le faire roi, afin de renverser le pouvoir romain et établir ainsi un nouveau règne politique, qui aurait été considéré comme le royaume de Dieu tant attendu. Mais Jésus sait que le royaume de Dieu est d’un genre tout autre, il ne se fonde pas sur les armes et sur la violence. C’est la multiplication des pains qui devient alors, d’une part, le signe de sa messianité, mais, d’autre part, un tournant dans son activité : à partir de ce moment, la marche vers la croix se fait plus évidente ; là, par un acte suprême d’amour, resplendira le règne promis, le règne de Dieu. Mais la foule ne comprend pas, elle est déçue et Jésus se retire, tout seul, dans la montagne pour prier, pour parler à son Père (cf. Jn 6, 1-15). Dans le récit de la passion, nous voyons comment les disciples aussi, tout en ayant partagé la vie avec Jésus et écouté ses paroles, pensaient à un royaume politique, instauré même avec l’aide de la force. À Gethsémani, Pierre avait tiré du fourreau son épée et avait commencé à combattre, mais Jésus l’avait empêché (cf. Jn 18, 10-11). Il ne veut pas être défendu par les armes, mais il veut accomplir jusqu’au bout la volonté de son Père et établir son royaume non pas par les armes et la violence, mais par la faiblesse apparente de l’amour qui donne la vie. Le royaume de Dieu est un royaume totalement différent des royaumes terrestres...
La solennité de Jésus Christ Roi de l’univers, que nous célébrons aujourd’hui, est placée au terme de l’année liturgique et rappelle que la vie de la création n’avance pas au hasard, mais procède vers une destination finale: la manifestation définitive du Christ, Seigneur de l’histoire et de toute la création. La conclusion de l’histoire sera son règne éternel. Le passage évangélique du jour (cf. Jn 18, 33b-37) nous parle de ce royaume, le royaume du Christ, le royaume de Jésus, en racontant la situation humiliante dans laquelle s’est trouvé Jésus après avoir été arrêté au Gethsémani: attaché, insulté, accusé et conduit devant les autorités de Jérusalem. Il est ensuite présenté au procureur romain, comme quelqu’un qui attente au pouvoir politique, pour devenir le roi des juifs. Pilate fait alors son enquête et, dans un interrogatoire dramatique, il lui demande à deux reprises s’Il est roi (cf. vv. 33b.37).
Jésus répond tout d’abord que son royaume «n’est pas de ce monde» (v. 36). Puis il affirme: «Tu le dis: je suis roi» (v. 37). Toute sa vie révèle de manière évidente que Jésus n’a pas d’ambitions politiques. Souvenons-nous qu’après la multiplication des pains, la foule, enthousiaste du miracle, aurait voulu le proclamer roi, pour renverser le pouvoir romain et rétablir le royaume d’Israël. Mais pour Jésus, le royaume est autre chose, il ne se réalise certainement pas à travers la révolte, la violence et la force des armes. C’est pourquoi il se retire seul pour prier sur la montagne (cf. Jn 6, 5-15). A présent, en répondant à Pilate, il lui fait remarquer que ses disciples n’ont pas combattu pour le défendre. Il dit: «Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux juifs» (v. 36).
Jésus veut faire comprendre qu’au-dessus du pouvoir politique, il en existe un autre beaucoup plus grand, que l’on n’obtient pas à travers des moyens humains. Il est venu sur la terre pour exercer ce pouvoir, qui est l’amour, en rendant témoignage à la vérité (cf. v. 37). Il s’agit de la vérité divine qui en définitive est le message essentiel de l’Evangile: «Dieu est amour» (1 Jn 4, 8) et il veut établir dans le monde son royaume d’amour, de justice et de paix. C’est le royaume dont Jésus est le roi, et qui s’étend jusqu’à la fin des temps. L’histoire nous enseigne que les royaumes fondés sur le pouvoir des armes et sur les abus sont fragiles et s’écroulent tôt ou tard. Mais le royaume de Dieu est fondé sur son amour et s’enracine dans les cœurs — le royaume de Dieu s’enracine dans les cœurs —, en conférant à celui qui l’accueille paix, liberté et plénitude de vie. Nous voulons tous la paix, nous voulons tous la liberté, et nous voulons la plénitude. Et comment faire? Laisse l’amour de Dieu, le royaume de Dieu, l’amour de Jésus, s’enraciner dans ton cœur et tu auras la paix, tu auras la liberté et tu auras la plénitude.
Jésus nous demande aujourd’hui de le laisser devenir notre roi. Un roi qui par sa parole, son exemple et sa vie immolée sur la croix, nous a sauvés de la mort, et qui indique — ce roi — le chemin à l’homme égaré, qui donne une lumière nouvelle à notre existence marquée par le doute, par la peur et par les épreuves de chaque jour. Mais nous ne devons pas oublier que le royaume de Jésus n’est pas de ce monde. Il ne pourra donner un sens nouveau à notre vie, parfois mise à rude épreuve également par nos erreurs et par nos péchés, qu’à condition que nous ne suivions pas les logiques du monde et de ses «rois».
Que la Vierge Marie nous aide à accueillir Jésus comme roi de notre vie et à diffuser son royaume, en rendant témoignage à la vérité qui est l’amour.
6 commenti:
Première Lecture
Lecture du livre du prophète Daniel
(Dn 7, 13-14)
Moi, Daniel,
je regardais, au cours des visions de la nuit,
et je voyais venir, avec les nuées du ciel,
comme un Fils d’homme ;
il parvint jusqu’au Vieillard,
et on le fit avancer devant lui.
Et il lui fut donné
domination, gloire et royauté ;
tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues
le servirent.
Sa domination est une domination éternelle,
qui ne passera pas,
et sa royauté,
une royauté qui ne sera pas détruite.
PSAUME 93
L’Eternel règne, il est revêtu de majesté.
L’Eternel a la force en guise de vêtement, en guise de ceinture.
Aussi, le monde est ferme, il n’est pas ébranlé.
Ton trône est établi depuis longtemps,
tu existes de toute éternité.
Plus encore que la voix des grandes eaux,
des flots puissants de la mer,
l’Eternel est puissant dans les lieux célestes.
Tes instructions sont entièrement vraies;
la sainteté convient à ta maison,
Eternel, jusqu’à la fin du monde.
Deuxième Lecture
Lecture de l’Apocalypse de saint Jean
(Ap 1, 5-8)
À vous, la grâce et la paix,
de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle,
le premier-né des morts,
le prince des rois de la terre.
À lui qui nous aime,
qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
qui a fait de nous un royaume
et des prêtres pour son Dieu et Père,
à lui, la gloire et la souveraineté
pour les siècles des siècles. Amen.
Voici qu’il vient avec les nuées,
tout œil le verra,
ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ;
et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre.
Oui ! Amen !
Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga,
dit le Seigneur Dieu,
Celui qui est, qui était et qui vient,
le Souverain de l’univers.
ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
(Jn 18, 33b-37)
En ce temps-là,
Pilate appela Jésus et lui dit :
« Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda :
« Dis-tu cela de toi-même,
ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit :
« Est-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :
qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara :
« Ma royauté n’est pas de ce monde ;
si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes
qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit :
« Alors, tu es roi ? »
Jésus répondit :
« C’est toi-même qui dis que je suis roi.
Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité
écoute ma voix. »
PAROLES DU SAINT PÈRE
À la fin de notre vie, nous serons jugés sur notre amour, notre proximité et notre tendresse envers nos frères et sœurs. De cela dépendra notre entrée ou non dans le royaume de Dieu, notre place d'un côté ou de l'autre. Jésus, par sa victoire, nous a ouvert son royaume, mais c'est à chacun de nous d'y entrer, en commençant dans cette vie - le royaume commence maintenant - par être proche de nos frères et sœurs qui demandent du pain, des vêtements, l'hospitalité, la solidarité, la catéchèse. (Messe de canonisation sur la place Saint-Pierre, 23 novembre 2014)
FAUSTI - C'était l'aube. Après le chant du coq, l'obscurité se termine et la lumière fait irruption.
Le processus politique de Jésus se déroule du matin à la sixième heure, du lever du soleil à l'horizon jusqu'au point culminant du ciel.
La lumière qui vient dans le monde brise les ténèbres et grandit jusqu'à atteindre sa majestueuse plénitude sur la Croix.
Ici, le Roi de Gloire se manifeste.
Les chefs des prêtres et leurs serviteurs aussi appelés "les Juifs", conduisent Jésus au prétoire. C'est la résidence du gouverneur romain, aux fêtes, où il habitait pour contrôler la foule qui venait à Jérusalem.
Jésus est donc conduit par l'autorité romaine afin d'exécuter la sentence déjà décidée.
par l'autorité religieuse sans procès.
C'est ainsi que l'Agneau de Dieu passe dès chefs d'Israël à la direction des païens : il est le Sauveur du monde, qui vient dès les Juifs.
Jésus, avec sa Royauté, nous révèle la vérité de Dieu et de l'homme. Il est le Messie révélé à David. Il libère non seulement le peuple d'Israël, mais le monde entier parce qu'il refuse de dominer et entreprend de le servir.
Il nous fait sortir de l'oppression non par le pouvoir de ceux qui oppriment davantage, mais par la force de ceux qui aiment davantage.
Jésus est le Messie crié par la foule, est rejeté parce que, au lieu des chars et des chevaux, il choisit l'âne, doux et humble comme Lui.
Mais c'est précisément de cette façon qu'Il nous délivre de tout pouvoir de la mort.
Pilate demande donc à Jésus s'il est le Messie. Il Lui demande ce qu'Il a fait.
Tout l'Evangile est la réponse à cette question.
Les signes que Jésus a accomplis montrent Sa royauté : Il a donné du beau vin aux noces et le salut à ceux qui allaient mourir, Il a ressuscité le paralytique, a offert du pain et a marché sur l'eau, Il a donné la vue aux aveugles et la vie aux morts.
Sa souveraineté est la même que celle de Dieu, qui donne ce qui est amour et vie.
Ce sont les signes de Sa royauté qui brilleront pleinement sur la Croix.
Il est le Roi promis par Dieu aux descendants de David, qui régnera pour toujours : Sa puissance est celle de laver les pieds, Sa dignité est celle d'être parmi nous comme Celui qui sert.
C'est le beau Pasteur qui libère ses brebis, exposant, disposant, et donnant la Vie pour eux.
Jésus confirme qu'Il est Roi. Non seulement des Juifs, mais de tous.
Il est le Roi divin qui vient du Ciel, qui libère ses brebis en exposant, disposant et donnant Sa Vie pour elles.
Jésus confirme qu'Il est Roi. Non seulement des Juifs, mais de tous.
C'est le divin Roi qui vient du Ciel.
Il nous révèle la Vérité qui nous rend libres. Il nous montre que nous sommes enfants de Dieu, aimés du Père.
Alors, pour ceux qui ne ferment pas les yeux, la Vérité dissoudra automatiquement le mensonge, tout comme la Lumière éteint le cauchemar des ténèbres.
La Royauté de Jésus est celle du martyr : elle ne vient que de la connaissance et du témoignage de la Vérité, à ses propres dépenses, comme les prophètes.
Les pauvres sont le tribunal permanent du Crucifié qui juge l'histoire : ce que nous faisons ou ne faisons pas pour eux, nous sauve ou nous détruit.
Pilate est appelé, comme tout le monde, à sortir du mensonge et à écouter la voix de Celui qui est la Vérité.
"Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie" dit Jésus.
Quiconque demeure dans Sa Parole connaîtra la Vérité.
Ceux qui préfèrent le pouvoir à la Vérité ne peuvent l'écouter ou le comprendre.
Etre de la Vérité signifie accepter la Vérité comme principe de sa propre vie.
Ceux qui agissent ainsi sont prêts à L'écouter : ouvrir leur cœur à Sa Parole, ouvrir leurs yeux à la réalité et guérir de ses illusions.
La Vérité a une voix avec laquelle elle nous appelle : c'est la voix de l'innocent qui a été frappé par le mal.
Celui qui défend les faibles, tôt ou tard, sort de l'aveuglement et connaît la Vérité.
HOMÉLIE DU SAINT PÈRE J. PAUL II
26 -11- 2000
Solennité Christ-Roi
...En cette fête, placée au terme de l'année liturgique, Jésus, Verbe éternel du Père, est présenté comme le principe et la fin de toute la création, comme le Rédempteur de l'homme et le Seigneur de l'histoire. Dans la première Lecture, le prophète Daniel affirme: "Son empire est un empire éternel qui ne passera point, et son royaume ne sera point détruit" (7, 14).
Oui, ô Christ, tu es Roi! Ta royauté se manifeste paradoxalement sur la croix, dans l'obéissance au dessein du Père, qui "nous a en effet arrachés - comme l'écrit l'apôtre Paul - à l'empire des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés" (Col 1, 13-14). Premier-né de ceux qui ressuscitent des morts, Toi, Jésus, tu es le Roi de la nouvelle humanité, restituée à sa dignité originelle.
Tu es Roi! Ton royaume cependant, n'est pas de ce monde (cf. Jn 18, 36); il n'est pas le fruit de conquêtes armées, de dominations politiques, d'empires économiques, d'hégémonies culturelles. Ton royaume est un "royaume de vérité et de vie, de sainteté et de grâce, de justice, d'amour et de paix", qui se manifestera dans sa plénitude à la fin des temps, lorsque Dieu sera tout en tous (cf. 1 Co 15, 28). L'Eglise, qui peut déjà goûter sur la terre les prémisses de l'accomplissement futur, ne cesse de répéter: "Que ton Règne vienne" (Mt 6, 10).
C'est à vous que les Pères du Concile ont confié, de façon particulière, la mission de "chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles en les ordonnant selon Dieu" ( Lumen gentium, n. 31).
Dès lors, a fleuri une vive saison de rassemblement,... sont nés de nouveaux mouvements, rassemblements et communautés .
Mais que comporte cette mission?
Etre chrétien n'a jamais été facile et ne l'est pas non plus aujourd'hui. Suivre le Christ exige le courage d'effectuer des choix radicaux, souvent à contre-courant. "Nous sommes le Christ!", s'exclamait saint Augustin. Les martyrs et les témoins de la foi d'hier et d'aujourd'hui, parmi lesquels se trouvent tant de fidèles laïcs, démontrent que, si cela est nécessaire, on ne doit pas hésiter à donner même sa propre vie pour Jésus-Christ.
Il s'agit de paroles encore valables aujourd'hui, face à une humanité riche de potentialités et d'attentes, mais cependant menacée par de multiples risques et dangers. Il suffit de penser, entre autres, aux conquêtes sociales et à la révolution dans le domaine de la génétique; au progrès économique et au sous-développement existant dans de vastes régions de la planète; au drame de la faim dans le monde et aux difficultés existant pour sauvegarder la paix; au réseau ramifié des communications et aux drames de la solitude et de la violence que révèlent les faits divers quotidiens. Très chers fidèles laïcs, en tant que témoins du Christ, c'est vous qui êtes en particulier appelés à apporter la lumière de l'Evangile dans les centres vitaux de la société. Vous êtes appelés à être des prophètes d'espérance chrétienne et des apôtres de celui "qui est, qui était et qui vient, le Tout Puissant" (cf. Ap 1, 4).
--->"La sainteté est l'ornement de ta maison" (Ps 93 [92], 5). A travers ces paroles, nous nous sommes adressés à Dieu dans le Psaume respon-sorial. La sainteté continue à être le plus grand défi pour les croyants. Nous devons être reconnaissants au Concile Vatican II, qui nous a rappelés comment tous les chrétiens sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection dans la charité.
Chers frères et soeurs, n'ayez pas peur d'accepter ce défi: être des hommes et des femmes saints! N'oubliez pas que les fruits de l'apostolat dépendent de la profondeur de la vie spirituelle, de l'intensité de la prière, d'une formation constante et d'une adhésion sincère aux orientations de l'Eglise. ... si vous êtes ce que vous devez être - c'est-à-dire si vous vivez le christianisme sans compromis - vous enflammerez le monde entier.
Des devoirs et des objectifs qui peuvent sembler démesurés pour les forces humaines vous attendent. Ne vous découragez pas! "Celui qui a commencé en vous cette oeuvre excellente en poursuivra l'accomplissement" (Ph 1, 6). Gardez toujours votre regard tourné vers Jésus. Faites de Lui le coeur du monde.
Et toi, Marie, Mère du Rédempteur, sa première disciple parfaite, aide-nous à être ses témoins au cours du nouveau millénaire. Fais que ton Fils, Roi de l'Univers et de l'Histoire, règne dans notre vie, dans nos communautés et dans le monde entier!
De l' HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI
Basilique vaticane
Dimanche 25 novembre 2012
...En ce dernier dimanche de l’année liturgique, l’Église nous invite à célébrer le Seigneur Jésus, Roi de l’univers. Elle nous appelle à tourner notre regard vers l’avenir, ou mieux plus profondément, vers la destination finale de l’histoire qui sera le règne définitif et éternel du Christ. Il était au commencement avec le Père, quand le monde a été créé, et il manifestera pleinement sa seigneurie à la fin des temps, quand il jugera tous les hommes. Les trois lectures d’aujourd’hui nous parlent de ce règne. Dans le passage de l’Évangile, tiré de l’Évangile de saint Jean, que nous avons écouté, Jésus se trouve dans une situation humiliante – celle d’accusé – devant le pouvoir romain. Il a été arrêté, insulté, raillé, et ses ennemis espèrent obtenir maintenant sa condamnation au supplice de la croix. Ils l’ont présenté à Pilate comme quelqu’un qui aspire au pouvoir politique, comme le prétendu roi des juifs. Le procureur romain mène son enquête et interroge Jésus : « Es-tu le roi des Juifs ? » (Jn 18, 33). Répondant à cette demande, Jésus précise la nature de son règne et de sa messianité-même, qui n’est pas un pouvoir mondain, mais un amour qui sert ; il affirme que son règne ne doit pas être absolument confondu avec un règne politique quelconque : « Ma royauté ne vient pas de ce monde … Non, ma royauté ne vient pas d’ici » (v. 36).
Il est évident que Jésus n’a aucune ambition politique. Après la multiplication des pains, les gens, enthousiasmés par le miracle, voulaient s’emparer de lui pour le faire roi, afin de renverser le pouvoir romain et établir ainsi un nouveau règne politique, qui aurait été considéré comme le royaume de Dieu tant attendu. Mais Jésus sait que le royaume de Dieu est d’un genre tout autre, il ne se fonde pas sur les armes et sur la violence. C’est la multiplication des pains qui devient alors, d’une part, le signe de sa messianité, mais, d’autre part, un tournant dans son activité : à partir de ce moment, la marche vers la croix se fait plus évidente ; là, par un acte suprême d’amour, resplendira le règne promis, le règne de Dieu. Mais la foule ne comprend pas, elle est déçue et Jésus se retire, tout seul, dans la montagne pour prier, pour parler à son Père (cf. Jn 6, 1-15). Dans le récit de la passion, nous voyons comment les disciples aussi, tout en ayant partagé la vie avec Jésus et écouté ses paroles, pensaient à un royaume politique, instauré même avec l’aide de la force. À Gethsémani, Pierre avait tiré du fourreau son épée et avait commencé à combattre, mais Jésus l’avait empêché (cf. Jn 18, 10-11). Il ne veut pas être défendu par les armes, mais il veut accomplir jusqu’au bout la volonté de son Père et établir son royaume non pas par les armes et la violence, mais par la faiblesse apparente de l’amour qui donne la vie. Le royaume de Dieu est un royaume totalement différent des royaumes terrestres...
HOMÉLIE DU SAINT PÈRE
26 novembre 2000
La solennité de Jésus Christ Roi de l’univers, que nous célébrons aujourd’hui, est placée au terme de l’année liturgique et rappelle que la vie de la création n’avance pas au hasard, mais procède vers une destination finale: la manifestation définitive du Christ, Seigneur de l’histoire et de toute la création. La conclusion de l’histoire sera son règne éternel. Le passage évangélique du jour (cf. Jn 18, 33b-37) nous parle de ce royaume, le royaume du Christ, le royaume de Jésus, en racontant la situation humiliante dans laquelle s’est trouvé Jésus après avoir été arrêté au Gethsémani: attaché, insulté, accusé et conduit devant les autorités de Jérusalem. Il est ensuite présenté au procureur romain, comme quelqu’un qui attente au pouvoir politique, pour devenir le roi des juifs. Pilate fait alors son enquête et, dans un interrogatoire dramatique, il lui demande à deux reprises s’Il est roi (cf. vv. 33b.37).
Jésus répond tout d’abord que son royaume «n’est pas de ce monde» (v. 36). Puis il affirme: «Tu le dis: je suis roi» (v. 37). Toute sa vie révèle de manière évidente que Jésus n’a pas d’ambitions politiques. Souvenons-nous qu’après la multiplication des pains, la foule, enthousiaste du miracle, aurait voulu le proclamer roi, pour renverser le pouvoir romain et rétablir le royaume d’Israël. Mais pour Jésus, le royaume est autre chose, il ne se réalise certainement pas à travers la révolte, la violence et la force des armes. C’est pourquoi il se retire seul pour prier sur la montagne (cf. Jn 6, 5-15). A présent, en répondant à Pilate, il lui fait remarquer que ses disciples n’ont pas combattu pour le défendre. Il dit: «Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux juifs» (v. 36).
Jésus veut faire comprendre qu’au-dessus du pouvoir politique, il en existe un autre beaucoup plus grand, que l’on n’obtient pas à travers des moyens humains. Il est venu sur la terre pour exercer ce pouvoir, qui est l’amour, en rendant témoignage à la vérité (cf. v. 37). Il s’agit de la vérité divine qui en définitive est le message essentiel de l’Evangile: «Dieu est amour» (1 Jn 4, 8) et il veut établir dans le monde son royaume d’amour, de justice et de paix. C’est le royaume dont Jésus est le roi, et qui s’étend jusqu’à la fin des temps. L’histoire nous enseigne que les royaumes fondés sur le pouvoir des armes et sur les abus sont fragiles et s’écroulent tôt ou tard. Mais le royaume de Dieu est fondé sur son amour et s’enracine dans les cœurs — le royaume de Dieu s’enracine dans les cœurs —, en conférant à celui qui l’accueille paix, liberté et plénitude de vie. Nous voulons tous la paix, nous voulons tous la liberté, et nous voulons la plénitude. Et comment faire? Laisse l’amour de Dieu, le royaume de Dieu, l’amour de Jésus, s’enraciner dans ton cœur et tu auras la paix, tu auras la liberté et tu auras la plénitude.
Jésus nous demande aujourd’hui de le laisser devenir notre roi. Un roi qui par sa parole, son exemple et sa vie immolée sur la croix, nous a sauvés de la mort, et qui indique — ce roi — le chemin à l’homme égaré, qui donne une lumière nouvelle à notre existence marquée par le doute, par la peur et par les épreuves de chaque jour. Mais nous ne devons pas oublier que le royaume de Jésus n’est pas de ce monde. Il ne pourra donner un sens nouveau à notre vie, parfois mise à rude épreuve également par nos erreurs et par nos péchés, qu’à condition que nous ne suivions pas les logiques du monde et de ses «rois».
Que la Vierge Marie nous aide à accueillir Jésus comme roi de notre vie et à diffuser son royaume, en rendant témoignage à la vérité qui est l’amour.
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