mercoledì 6 marzo 2024

B - 4 DIMANCHE de CARÈME




 

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Deuxième livre des Chroniques 36,14-16.19-23.
En ces jours-là, tous les chefs des prêtres et du peuple multipliaient les infidélités, en imitant toutes les abominations des nations païennes, et ils profanaient la Maison que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.
Le Seigneur, le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.
Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes ; finalement, il n’y eut plus de remède à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.
Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu, détruisirent le rempart de Jérusalem, incendièrent tous ses palais, et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.
Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu’au temps de la domination des Perses.
Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : « La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés. »
Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole du Seigneur proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et celui-ci fit publier dans tout son royaume – et même consigner par écrit – :
« Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre ; et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, en Juda. Quiconque parmi vous fait partie de son peuple, que le Seigneur son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem ! »

Psaume 137(136)
1-2.3.4-5.6.
Au bord des fleuves de Babylone
nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C'est là que nos vainqueurs
nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous
un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t'oublie, Jérusalem,
que ma main droite m'oublie !

Je veux que ma langue
s'attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n'élève Jérusalem,
au sommet de ma joie.

Lettre de saint Paul Apôtre
aux Éphésiens 2,4-10.

Frères, Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus.
Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

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Évangile de Jésus-Christ
selon saint Jean 3,14-21.

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

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PAPE FRANÇOIS
ANGÉLUS 14 mars 2021

Chers frères et sœurs, bonjour!

En ce quatrième dimanche de carême, la liturgie eucharistique commence par cette invitation: « Réjouis-toi, Jérusalem … » ( Is 66, 10). Quel est le motif de cette joie? En plein carême, quel est le motif de cette joie? L’Evangile d’aujourd’hui nous le dit: Dieu « a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne soit pas perdu, mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16). Ce message joyeux est le cœur de la foi chrétienne: l’amour de Dieu a trouvé son sommet dans le don du Fils à l’humanité faible et pécheresse. Il nous a donné son Fils, à nous, à nous tous.

C’est ce qui ressort du dialogue nocturne entre Jésus et Nicodème, dont la même page évangélique décrit une partie ( Jn 3, 14-21). Nicodème, comme chaque membre du peuple d’Israël, attendait le Messie, l’identifiant comme un homme fort qui aurait jugé le monde avec puissance. Jésus, en revanche, remet cette attente en question, en se présentant sous trois aspects: celui du Fils de l’homme exalté sur la croix; celui du Fils de Dieu envoyé dans le monde pour le salut; et celui de la lumière qui distingue celui qui suit la vérité de celui qui suit le mensonge. Voyons ces trois aspects: Fils de l’homme, Fils de Dieu et lumière

Jésus se présente tout d’abord comme le Fils de l’homme (vv. 14-15). Le texte fait allusion à l’histoire du serpent de bronze ( Nb 21,4-9), qui, par la volonté de Dieu, fut élevé par Moïse dans le désert lorsque le peuple avait été attaqué par des serpents venimeux; quiconque était mordu et regardait le serpent de bronze était guéri. De manière analogue, Jésus a été élevé sur la croix et quiconque croit en lui est guéri du péché et vit.

Le deuxième aspect est celui du Fils de Dieu ( 16-18). Dieu le Père aime les hommes au point de «donner» son Fils: il l’a donné dans l’Incarnation et l’a donné en le livrant à la mort. Le but du don de Dieu est la vie éternelle des hommes: Dieu envoie en effet son Fils dans le monde non pour le condamner, mais pour que le monde puisse être sauvé par Jésus. La mission de Jésus est une mission de salut, de salut pour tous.

Le troisième nom que Jésus s’attribue est « lumière » (vv. 19-21). L’Evangile dit: « La lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière » (v. 19). La venue de Jésus dans le monde entraîne un choix: celui qui choisit les ténèbres va à l’encontre d’un jugement de condamnation, celui qui choisit la lumière aura un jugement de salut. Le jugement est toujours la conséquence du libre choix de chacun: celui qui pratique le mal cherche les ténèbres, le mal se cache toujours, se dissimule. Celui qui fait la vérité, c’est-à-dire qui pratique le bien, vient à la lumière, éclaire les chemins de la vie. Celui qui marche dans la lumière, celui qui s’approche de la lumière, ne peut faire autre que de bonnes œuvres. La lumière nous conduit à faire de bonnes œuvres. C’est ce que nous sommes appelés à faire avec plus d’engagement pendant le carême: accueillir la lumière dans notre conscience, pour ouvrir nos cœurs à l’amour infini de Dieu, à sa miséricorde pleine de tendresse et de bonté, à son pardon. N’oubliez pas que Dieu pardonne toujours, toujours, si nous demandons humblement pardon. Il suffit seulement de demander pardon et Il pardonne. Ainsi nous trouverons la vraie joie et nous pourrons nous réjouir du pardon de Dieu qui régénère et donne la vie.

Que la Très sainte Vierge Marie nous aide à ne pas avoir peur de nous laisser «remettre en question» par Jésus. C’est une crise salutaire, pour notre guérison; pour que notre joie soit complète.

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HOMILIE DU SAINT PÈRE FRANÇOIS 14 mars 2021

"Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique" (Jn 3,16). Voilà le cœur de l'Évangile, voilà le fondement de notre joie. Le contenu de l'Évangile, en effet, n'est pas une idée ou une doctrine, mais c'est Jésus, le Fils que le Père nous a donné pour que nous ayons la vie. Jésus est le fondement de notre joie : ce n'est pas une belle théorie sur la façon d'être heureux, mais c'est l'expérience d'être accompagné et aimé sur le chemin de la vie. "Il a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils". Arrêtons-nous, frères et sœurs, un instant sur ces deux aspects : " Il a tellement aimé " et " Il a donné ".

Tout d'abord, Dieu a tant aimé. Ces Paroles, que Jésus adresse à Nicodème - un vieux juif qui voulait connaître le Maître - nous aident à voir le vrai visage de Dieu. Il nous a toujours regardés avec amour et c'est par amour qu'il est venu parmi nous dans la chair de son Fils. En Lui, Il est venu nous chercher là où nous nous égarions ; en Lui, Il est venu nous relever de nos chutes ; en Lui, Il a pleuré nos larmes et guéri nos blessures ; en Lui, Il a béni nos vies pour toujours. Celui qui croit en lui, dit l'Évangile, n'est pas perdu (ibid.). En Jésus, Dieu a prononcé le dernier mot sur notre vie : tu n'es pas perdu, tu es aimé. Toujours aimé.

Si l'écoute de l'Évangile et la pratique de la foi ne dilatent pas notre cœur pour nous faire saisir la grandeur de Cet Amour, et peut-être que nous glissons dans une religiosité sérieuse, triste et fermée, alors c'est le signe que nous devons nous arrêter un peu et écouter à nouveau l'annonce de la Bonne Nouvelle : Dieu t'aime tellement qu'Il te donne toute Sa Vie. Ce n'est pas un Dieu qui nous regarde d'en haut avec indifférence, mais c'est un Père, un Père aimant qui s'implique dans notre histoire ; ce n'est pas un Dieu qui se réjouit de la mort du pécheur, mais un Père soucieux que personne ne se perde ; ce n'est pas un Dieu qui condamne, mais un Père qui nous sauve dans l'étreinte bénissante de Son Amour.

Et nous arrivons au deuxième mot : Dieu a "donné" Son Fils. C'est précisément parce qu'Il nous aime tant que Dieu se donne et nous offre Sa Vie. Celui qui aime sort toujours de soi-même - ne l'oubliez pas : celui qui aime sort toujours de soi-même. L'amour s'offre toujours, se donne, se dépense. La force de l'amour est précisément celle-ci : il brise la barrière de l'égoïsme, il rompt les digues des sécurités humaines trop calculées, il abat les murs et surmonte les peurs, pour se faire don. Telle est la dynamique de l'amour : il s'agit de faire don de soi, de se donner. Celui qui aime est ainsi : il préfère prendre le risque de se donner plutôt que de s'atrophier en se renfermant sur soi-même. C'est pourquoi Dieu sort de Soi-même, car "Il a tant aimé". Son Amour est si grand qu'Il ne peut s'empêcher de se donner à nous. Lorsque le peuple qui marchait dans le désert était attaqué par des serpents venimeux, Dieu a fait fabriquer à Moïse le serpent d'airain ; mais en Jésus, élevé sur la Croix, Il est venu Lui-même nous guérir du poison qui donne la mort, Il s'est fait péché pour nous sauver du péché. Dieu ne nous aime pas en paroles : il nous donne Son Fils pour que quiconque Le regarde et croit en Lui soit sauvé ( Jn 3,14-15).

Plus on aime, plus on devient capable de donner. C'est aussi la clé pour comprendre notre vie. Il est heureux de rencontrer des personnes qui s'aiment, qui prennent soin les unes des autres et partagent leur vie ; on peut dire d'elles comme de Dieu : elles s'aiment tellement qu'elles donnent leur vie. Ce n'est pas seulement ce que nous pouvons produire ou gagner qui compte, ce qui compte avant tout c'est l'amour que nous savons donner.


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--->Et voilà la source de la joie ! Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils. D'où l'invitation de l'Église en ce dimanche : " Réjouissez-vous [...]. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, vous qui étiez dans l'affliction, remplissez-vous de l'abondance de votre consolation" ( Chant d'entrée ; cf. Is 66,10-11). Je pense à ce que nous avons vécu il y a une semaine en Irak : un peuple tourmenté s'est réjoui dans la joie ; merci à Dieu pour Sa Miséricorde.

Parfois, nous cherchons la joie là où il n'y en a pas, nous la cherchons dans des illusions qui s'évanouissent, dans les rêves de grandeur de notre ego, dans l'apparente sécurité des choses matérielles, dans le culte de notre image, et tant d'autres choses... Mais l'expérience de la vie nous enseigne que la vraie joie est de se sentir aimé gratuitement, de se sentir accompagné, d'avoir quelqu'un qui partage nos rêves et qui, lorsque nous faisons naufrage, vient nous secourir et nous conduire à bon port

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FAUSTI - Nicodème appelle Jésus "Maître". Ce n'est pas un simple collègue : il sait qu'il vient de Dieu, comme Moïse, et, en voyant les signes qu'Il accomplit, il en conclut que Dieu est avec Lui.
Il Le reconnaît comme Maître et Messie, authentifié par Dieu. Jésus conduit Nicodème au-delà de la loi, à la source même de la vie : au don du cœur nouveau et de l'esprit nouveau dont parlent les prophètes, et que le pharisien connaissait aussi.
Entrer dans le Royaume de Dieu n'est pas l'œuvre de l'homme, mais don de Dieu.
Ce Royaume de liberté n'est pas accessible à ceux qui tentent de Le conquérir, mais à ceux qui acceptent d'être des fils, qui deviennent comme des enfants, des fils dans le Fils. Le Baptême de Jésus, en même temps que dans l'eau - qui est chez Jean le symbole de la vie (4,14 - 7,37 - 19,34) - sera dans l'Esprit, qui est le feu divin de l'amour.
En fait, on existe en tant que personne lorsqu'on est aimé. Il naît de la blessure du cœur de celui qui l'accueille et le laisse entrer en soi, en l'aimant tel qu'il est, distinct de soi-même.
On vient à la pleine lumière lorsque lui-même aime. Les Paroles de Jésus à Nicodème sont destinées à opérer en nous cette transition vers le cœur nouveau, exigé par la loi et promis par les prophètes que nous voyons bien décrit ( Philippiens 3) par Paul qui raconte son expérience d'homme de loi rencontrant le Seigneur.
"Ce qui est engendré par la chair est chair..." La chair, en opposition à l'esprit, indique ce qui nous unit à la terre : l'élément faible, corruptible et mortel.
L'esprit, en revanche, est ce qui nous relie à Dieu : la force pérenne du principe vital.
Dès le début, l'homme est composé d'argile et du souffle divin (Gn 2,4), de terre et de ciel.
La terre ne peut vivre que de ciel.
Jésus appelle "choses terrestres" ce qu'il a dit sur la naissance de la chair et la nécessité d'une naissance par l'Esprit. En effet, la loi et les prophètes, dits terrestres, en parlent car ils sont les témoins de cette lumière qui a toujours été présente dans la création et dans l'histoire d'Israël.
Ils donnent une voix au désir de l'Esprit qui est en chaque homme. Si l'on ne croit pas à cette voix, on ne croit pas non plus à la Parole, qui nous révèle les choses célestes.
En fait, la loi n'est pas au ciel, mais près de chaque homme, Les choses célestes sont au contraire révélées par le Fils, descendu du ciel. Jésus veut ouvrir Nicodème, le maître de la loi, au don de l'Esprit, que l'homme de la terre ne comprend pas.
En Lui, nous connaissons la vérité de Dieu et la nôtre.
Être un fils n'est pas un objet de convoitise, mais un don d'amour.
Le Fils de l'homme élevé - sur Lui les cieux se sont ouverts, tant pour descendre que pour monter - est le Seul qui puisse nous manifester la gloire et nous parler du Père.
En Lui se trouve la descente de Dieu vers l'homme et la montée de l'homme vers Dieu.
"Comme Moïse éleva le serpent dans le désert" Au peuple, mordu par les serpents, Moïse montra, élevé comme un étendard, un serpent de bronze (Nb 21, 8). Celui qui levait les yeux vers le haut était guéri du poison mortel.
En contemplant le Crucifié, nous sommes "dévoilés" du mensonge du serpent qui nous a enlevé la connaissance du Père et nous a fait fuir devant Lui.
Il nous aime et nous sommes l'amour que Lui nous porte.
En tournant nos yeux vers Celui que nous avons transpercé, (19:37) au pied de la croix, nous découvrons cette Vérité qui nous rend libres (8:32) et nous sommes nés d'en haut.
Nous avons reconnu et cru en l'Amour que Dieu a pour nous".
En Vérité, "Dieu est Amour" (1Jn 4,16).
" Pour donner le Fils Unique " Il nous a donné le Fils, car c'est seulement en Lui, qui aime comme Il est aimé, que nous voyons notre identité de fils du Père.



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--> "Non pas pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui" Le Fils a le même jugement que le Père. Il vient avec le fléau dans le Temple, non pas pour juger ou condamner le monde pécheur. Il est venu le sauver précisément en "purifiant" le Temple, en débarrassant par sa Croix l'image diabolique que l'homme a de Dieu et de soi-même. En Lui élevé, nous avons la vraie connaissance de Lui et de nous-mêmes, que la bouche du serpent nous avait enlevée. Adhérer à Lui, c'est la vraie sainteté et la vraie justice : c'est vivre du Fils et, comme des fils, participer à la gloire commune du Père et du Fils.
Pour Nicodème, comme pour tout le monde, le travail qui fait parvenir à la lumière est lent. Atteindre la vérité est un voyage de libération progressive, de petits pas..... Et cela est accompli par la Parole elle-même. Le sens de l'histoire humaine est la Révélation du Fils, sa croissance jusqu'à Sa pleine stature (Ep 4,13) afin que Dieu soit tout en tous.
"Le jugement est le suivant : la Lumière est venue dans le monde" Le jugement pour ceux qui, tout en le sachant, n'acceptent pas le Verbe fait chair, est celui de préférer les ténèbres à la lumière, la mort à la vie. Le jugement sur l'homme est fait par l'homme lui-même, pas par Dieu.


CHANT DU DIEU CACHÉ - Karol Wojtyla
En moi est un pays transparent, à la lumière du lac de Génézaret.
et le bateau... et le lieu d'atterrissage des pêcheurs adossés aux vagues silencieuses...
et la foule... la foule des cœurs embrassés par un seul cœur,
Un seul cœur, le plus simple, le plus doux -
ou ce soir-là avec Nicodème
ou au bord de la mer,
où chaque jour je reviens fasciné par ta beauté -
Et tout ceci : la soirée avec Nicodème
La ville et le débarcadère des pêcheurs
le fond transparent et votre personne si proche -
tout ceci est vu à travers un point de vue candide
De la blancheur la plus pure,
entouré dans le cœur de l'homme
par un flot rouge vif

JÉSUS CHRIST ROI DE L'UNIVERS