En ces jours-là, Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant. Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
Psaume 118(117) 1.8-9.21-23.26.28cd.29. Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes ; mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur que de compter sur les puissants !
Je te rends grâce car tu m'as exaucé : tu es pour moi le salut. La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle : c'est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! De la maison du Seigneur, nous vous bénissons ! Tu es mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t'exalte ! Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour !
Première lettre de saint Jean 3,1-2. Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
En ce quatrième dimanche de Pâques, appelé dimanche du Bon Pasteur, l’Evangile (Jn 10, 11-18) présente Jésus comme le vrai pasteur, qui défend, connaît et aime ses brebis.
Au Bon Pasteur, on oppose le «mercenaire», qui ne se soucie pas des brebis, car elles ne lui appartiennent pas. Il fait ce métier juste pour sa paie, et il ne se soucie pas de les défendre: quand le loup arrive, il s’enfuit et les abandonne ( vv. 12-13). Jésus, en revanche, vrai pasteur, nous défend toujours, il nous sauve dans tant de situations difficiles, de situations dangereuses, grâce à la lumière de sa parole et par la force de sa présence, dont nous faisons toujours l’expérience et, si nous voulons l’écouter, tous les jours.
Le second aspect c’est que Jésus, le Bon Pasteur, connaît – le premier aspect: défend, le second: connaît – ses brebis et les brebis Le connaissent (v. 14). Comme il est beau et consolant de savoir que Jésus nous connaît un par un, que nous ne sommes pas anonymes pour Lui, que notre nom lui est connu! Pour Lui, nous ne sommes pas une «masse», une «multitude», non. Nous sommes des personnes uniques, chacune avec son histoire, [et Il] nous connaît chacun avec notre histoire, chacun avec notre valeur, aussi bien en tant que créature, qu’en tant que racheté par le Christ. Chacun de nous peut dire: Jésus me connaît ! C’est vrai, il en est ainsi: il nous connaît comme personne d’autre. Lui seul sait ce qu’il y a dans notre cœur, les intentions, les sentiments les plus cachés. Jésus connaît nos qualités et nos défauts, et il est toujours prêt à prendre soin de nous, pour guérir les blessures de nos erreurs par l’abondance de sa miséricorde. L’image du Pasteur du peuple de Dieu, que les prophètes avaient dessinée, se réalise pleinement en Lui: Jésus se souci de ses brebis, il les rassemble, il panse celle qui est blessée, il soigne celle qui est malade. C’est ce que nous pouvons lire dans le livre du prophète Ezéchiel ( 34, 11-16).
Par conséquent, Jésus Bon Pasteur, défend, connaît et surtout aime ses brebis. Et pour cela, il donne sa vie pour elles (Jn 10, 15). L’amour pour ses brebis, c’est-à-dire pour chacun de nous, le conduit à mourir sur la croix, parce que telle est la volonté du Père, qu’aucun ne soit perdu. L’amour du Christ n’est pas sélectif, il embrasse tout le monde. Il nous le rappelle lui-même dans l’Evangile d’aujourd’hui, lorsqu’il dit: «J’ai d’autres brebis qui ne viennent pas de cet enclos: il faut que je les conduise aussi. Elles écouteront ma voix et elles deviendront un seul troupeau, un seul pasteur» (Jn 10, 16). Ces paroles témoignent de son aspiration universelle: Il est le Pasteur de tous. Jésus veut que tous puissent recevoir l’amour du Père et rencontrer Dieu.
Et l’Eglise est appelée à accomplir cette mission du Christ. En plus de ceux qui fréquentent nos communautés, il y a de nombreuses personnes, la majorité, qui ne le font que dans des cas particuliers ou jamais. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils ne sont pas enfants de Dieu: le Père confie tout le monde à Jésus Bon Pasteur, qui a donné sa vie pour tous.
Frères et sœurs, Jésus nous défend, nous connaît et nous aime tous. Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à être les premiers à accueillir et à suivre le Bon Pasteur, afin de coopérer avec joie à sa mission.
Jean établit le lien avec la vision de la source purifiant tout péché et toute souillure qui est annoncée en Zacharie. Du côté ouvert de Jésus sortent du sang et de l'eau (cf. Jn 19, 34). Jésus lui-même, qui a été transpercé sur la croix, est la source de la purification et de la guérison pour le monde entier. Jean établit, en outre, le lien avec l'image de l'agneau pascal, dont le sang a des vertus purificatrices : « Aucun de ses os ne sera brisé » (Jn 19, 36 ; cf. Ex 12, 46). Ainsi, explique Benoît XVI, la boucle est bouclée avec le début de l'Évangile, lorsque le Baptiste, voyant Jésus, avait dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). Ainsi, l'image de l'agneau, que nous trouvons dans une fonction différente mais tout aussi déterminante dans l'Apocalypse, englobe tout l'Évangile en fournissant également l'interprétation profonde du discours du pasteur, dont le cœur même est constitué par le fait que Jésus fait don de sa vie.
A notre surprise, le discours du pasteur ne commence pas par l'énoncé « Je suis le bon pasteur », mais par une autre image : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis » (Jn 10, 7). Auparavant, Jésus avait déjà dit : « Celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis » (Jn 10, 1-2). Il faut sans doute entendre par là que Jésus fixe ici le critère pour les pasteurs de son troupeau après son ascension vers le Père. Si quelqu'un est un vrai pasteur, cela se manifeste par le fait qu'il passe par la porte qu'est Jésus. Car de cette façon Jésus reste en fin de compte le pasteur, le troupeau « appartient » à lui seul.
De quelle manière cela se fait-il concrètement, passer par la porte qu'est Jésus, nous le voyons dans l'épilogue de l'Évangile, au chapitre 21, quand Jésus demande à Simon-Pierre d'être le pasteur de ses brebis. Trois fois, il dit à Simon-Pierre : sois le berger de mes agneaux (ou mes brebis, cf. Jn 21, 15-17). Simon-Pierre est désigné clairement comme le berger des brebis de Jésus, il est instauré dans la fonction pastorale de Jésus. Mais pour pouvoir l'être, il doit entrer par la « porte ». Cette entrée, ou plus précisément cette façon d'être autorisé à entrer par la porte (cf. Jn 10, 3), se retrouve dans la question trois fois répétée : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?» Il y a d'abord la dimension toute personnelle de l'appel. Simon est appelé par son nom, son nom tout à fait personnel « Simon », et par son origine. Il est interrogé sur l'amour qui le fait devenir un avec Jésus. Ainsi, c'est « par Jésus » qu'il vient aux brebis. Benoît XVI prend l'occasion pour réaffirmer la mission de Pierre qui est aujourd'hui la sienne, "il ne les prend pas comme son troupeau à lui, Simon-Pierre, mais comme « troupeau » de Jésus. Parce qu'il entre par la « porte » qui est Jésus, parce qu'il est uni dans l'amour avec Jésus, les brebis écouteront sa voix, la voix de Jésus lui-même, elles ne suivent pas Simon, mais Jésus, duquel et par lequel il vient vers elles, si bien que, menées par lui, elles sont menées par Jésus".
--->BENOÎT XVI - JÉSUS DE NAZARET - "JE SUIS LE BON PASTEUR" (Jn 10,10) ...Le voleur vient "pour voler, tuer et détruire" Il considère les brebis comme sa propriété, qu'il possède et exploite pour lui-même. Il ne se préoccupe que de lui-même, tout n'est exigé que pour lui. Au contraire, le vrai berger n'enlève pas la vie, mais la donne. "Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance". ...Jésus promet de montrer aux brebis le "pâturage" dans lequel elles vivent, de les conduire vraiment à la source de la vie. Nous pouvons entendre ici, comme une résonance, les mots du Psaume 23 : "Tu me fais reposer sur des pâturages herbeux, tu me conduis vers des eaux tranquilles.... Tu prépares une table devant moi... Le bonheur et la grâce seront mon compagnon tous les jours de ma vie...". De manière encore plus immédiate, le discours du berger d'Ezéchiel résonne : "Je les conduirai vers de bons pâturages, et leur bercail sera sur les hautes montagnes d'Israël" (34,14)... Jésus, en tant que Verbe de Dieu incarné, est lui-même non seulement le berger, mais aussi le nourricier, le véritable "berger" donne la vie en se donnant lui-même, Lui qui est la Vie. ...A la lumière du Psaume 23 "...Si je traverse une sombre vallée, je ne crains aucun mal.... Ils ont reconnu dans le Christ le Bon Pasteur qui guide à travers les vallées obscures de la vie, le berger qui a lui-même traversé la vallée obscure de la mort ; le berger qui connaît aussi le chemin de la nuit de la mort et qui ne m'abandonne pas, même dans cette dernière solitude, me conduisant de cette vallée aux pâturages herbeux de la vie, au lieu "du rafraîchissement, de la lumière, de la paix". Clément d'Alexandrie a exprimé cette confiance dans la conduite du berger dans des vers qui révèlent quelque chose de l'espoir et de l'optimisme de l'Église primitive, souvent souffrante et persécutée à maintes reprises : "Guide, ô Saint Pasteur, tes brebis spirituelles.. ; guide, ô roi, tes enfants indemnes. Les pas du Christ sont le chemin du ciel". Naturellement, les chrétiens se sont souvenus à la fois de la parabole du berger qui suit la brebis perdue ( Lc 15), la porte sur ses épaules et la ramène à la maison, et du discours du berger dans l'Évangile de Jean. Pour les Pères, ces deux éléments se sont fondus l'un dans l'autre : le berger qui part à la recherche de la brebis perdue est le Verbe éternel lui-même, et la brebis qu'il met sur ses épaules et qu'il ramène avec amour chez lui est l'humanité, c'est la nature humaine qu'il a assumée. Dans son incarnation et sur sa croix, il ramène à la maison la brebis perdue - l'humanité - et il me ramène aussi. Le Logos fait homme est le véritable "porteur de brebis" - le Berger qui nous suit tout au long de notre vie. le Berger qui nous suit à travers les épines et les déserts de la vie. Portés par Lui, nous rentrons à la maison. Il a donné sa vie pour nous. Il est Lui-même la Vie.
FAUSTI - JESUS est le Berger/l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (Jn 1,29),Il est venu libérer les brebis et leur donner la vie, sa Vie de Fils. JESUS est"Bon Pasteur". Pour le berger, les brebis sont les siennes : elles lui appartiennent et il en prend soin comme de sa propre vie. Le mercenaire, lui, se préoccupe de son salaire : les brebis sont au service de sa vie, pas lui de la leur. C'est pourquoi il n'hésite pas : il agit par lâcheté. Au moment du danger, il fuit ceux qui l'ont suivi. Le loup, ennemi traditionnel du troupeau, représente les forces hostiles du mal. Jésus lui-même a envoyé ses disciples comme des agneaux au milieu des loups. Chaque époque a ses loups. Ils ont parfois un nom et un prénom. Mais la plupart du temps, ils sont anonymes. Ils sont alors plus insidieux : ils désignent la mentalité répandue, le faux modèle de l'homme, la "mode" qui serpente et fait des ravages au sein du troupeau. L'action d'enlever et de disperser est typique de l'ennemi, le diable : il enlève à l'homme sa vérité et le fait fuir de sa vie. Il fait le contraire du Fils, qui est venu donner la vie et rassembler tous les dispersés, les réunissant à Lui-même et au Père. Il y a une connaissance, une intimité, un amour réciproque entre le Pasteur et les brebis. Il appelle chacune d'elles par son nom : "Je t'ai appelée par ton nom, tu es à moi, tu as du prix à mes yeux, tu es digne d'estime et je t'aime" (IS.43,1-4) La relation de connaissance et d'amour qui existe entre Jésus et chacun d'entre nous est la même que celle qui existe entre le Père et Lui : "Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous aime" (15.19). L'amour réciproque entre le Père et le Fils, le mystère qui est leur vie même, est le même qui circule entre nous et Lui. Comme Il est aimé du Père, Il aime ses frères et sœurs. Jean ne dit pas tant que Jésus meurt "à la place" des brebis que qu'il leur donne sa propre Vie. Il souligne la transmission de la "gloire" du Fils aux frères. Il y a aussi d'autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. "Cette enclos" est celui du temple, dans lequel se tient Israël. Il existe d'autres " enclos " religieux ou profanes, qui maintiennent l'homme dans l'esclavage. Le Fils a des frères non seulement dans le peuple de Dieu, mais partout : tout a été fait par Lui, Lumière et Vie de tout homme, qui est fils dans le Fils. C'est pourquoi le Père aime le monde (3,16) et le Fils, Sauveur (4,42) et Lumière du monde (8,12), sera élevé non seulement pour rassembler tous les perdus d'Israël, mais aussi pour tous les peuples. Jésus veut conduire ces derniers à la liberté. Le christianisme est par nature universel (catholique) : il n'exclut personne. Si l'on exclut quelqu'un, on nie le Père, qui aime tout le monde, et le Fils, qui est comme le Père. Le concept même de "mission" n'a rien à voir avec le prosélytisme. C'est l'élan intérieur du Fils vers ses frères. C'est cet amour qui fait de Lui le Pasteur de ses frères. Le Fils n'est pas venu faire un seul bercail, une plus grande clôture dans laquelle enfermer éventuellement tout le monde : Il a sorti les frères de toute cage, religieuse ou autre, pour les faire vivre dans la loi de la liberté, qui est l'amour et le service mutuel. L'union entre les Eglises et entre les hommes - l'Eglise est faite pour le monde - est la même que celle que l'on trouve en Dieu. Dans l'unique amour mutuel, le Père et le Fils sont UN, dans la distinction de chacun. Le Fils n'a qu'un seul commandement du Père : donner la vie comme Il la reçoit, aimer comme Il est aimé. Ce sera le commandement qu'Il donnera bientôt à ses disciples (13,34) pour les faire participer à Sa Vie. Nous perdons la vie de toute façon. Mais ce n'est pas un vide à perdre, mais à remplir le plus possible, pour être rempli d'amour.
5 commenti:
Livre des Actes
des Apôtres 4,8-12.
En ces jours-là, Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.
Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.
En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
Psaume 118(117)
1.8-9.21-23.26.28cd.29.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes ;
mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les puissants !
Je te rends grâce car tu m'as exaucé :
tu es pour moi le salut.
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t'exalte !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Première lettre
de saint Jean 3,1-2.
Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
Évangile de Jésus-Christ
selon saint Jean 10,11-18.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
PAPE FRANÇOIS
REGINA CÆLI 25 avril 2021
Chers frères et sœurs, bonjour !
En ce quatrième dimanche de Pâques, appelé dimanche du Bon Pasteur, l’Evangile (Jn 10, 11-18) présente Jésus comme le vrai pasteur, qui défend, connaît et aime ses brebis.
Au Bon Pasteur, on oppose le «mercenaire», qui ne se soucie pas des brebis, car elles ne lui appartiennent pas. Il fait ce métier juste pour sa paie, et il ne se soucie pas de les défendre: quand le loup arrive, il s’enfuit et les abandonne ( vv. 12-13). Jésus, en revanche, vrai pasteur, nous défend toujours, il nous sauve dans tant de situations difficiles, de situations dangereuses, grâce à la lumière de sa parole et par la force de sa présence, dont nous faisons toujours l’expérience et, si nous voulons l’écouter, tous les jours.
Le second aspect c’est que Jésus, le Bon Pasteur, connaît – le premier aspect: défend, le second: connaît – ses brebis et les brebis Le connaissent (v. 14). Comme il est beau et consolant de savoir que Jésus nous connaît un par un, que nous ne sommes pas anonymes pour Lui, que notre nom lui est connu! Pour Lui, nous ne sommes pas une «masse», une «multitude», non. Nous sommes des personnes uniques, chacune avec son histoire, [et Il] nous connaît chacun avec notre histoire, chacun avec notre valeur, aussi bien en tant que créature, qu’en tant que racheté par le Christ. Chacun de nous peut dire:
Jésus me connaît !
C’est vrai, il en est ainsi: il nous connaît comme personne d’autre. Lui seul sait ce qu’il y a dans notre cœur, les intentions, les sentiments les plus cachés. Jésus connaît nos qualités et nos défauts, et il est toujours prêt à prendre soin de nous, pour guérir les blessures de nos erreurs par l’abondance de sa miséricorde. L’image du Pasteur du peuple de Dieu, que les prophètes avaient dessinée, se réalise pleinement en Lui: Jésus se souci de ses brebis, il les rassemble, il panse celle qui est blessée, il soigne celle qui est malade. C’est ce que nous pouvons lire dans le livre du prophète Ezéchiel ( 34, 11-16).
Par conséquent, Jésus Bon Pasteur, défend, connaît et surtout aime ses brebis. Et pour cela, il donne sa vie pour elles (Jn 10, 15). L’amour pour ses brebis, c’est-à-dire pour chacun de nous, le conduit à mourir sur la croix, parce que telle est la volonté du Père, qu’aucun ne soit perdu. L’amour du Christ n’est pas sélectif, il embrasse tout le monde. Il nous le rappelle lui-même dans l’Evangile d’aujourd’hui, lorsqu’il dit: «J’ai d’autres brebis qui ne viennent pas de cet enclos: il faut que je les conduise aussi. Elles écouteront ma voix et elles deviendront un seul troupeau, un seul pasteur» (Jn 10, 16). Ces paroles témoignent de son aspiration universelle: Il est le Pasteur de tous. Jésus veut que tous puissent recevoir l’amour du Père et rencontrer Dieu.
Et l’Eglise est appelée à accomplir cette mission du Christ. En plus de ceux qui fréquentent nos communautés, il y a de nombreuses personnes, la majorité, qui ne le font que dans des cas particuliers ou jamais. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils ne sont pas enfants de Dieu: le Père confie tout le monde à Jésus Bon Pasteur, qui a donné sa vie pour tous.
Frères et sœurs, Jésus nous défend, nous connaît et nous aime tous. Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à être les premiers à accueillir et à suivre le Bon Pasteur, afin de coopérer avec joie à sa mission.
Benoît XVI Le Pasteur - ( EVANGILE DE JEAN 10)
Jean établit le lien avec la vision de la source purifiant tout péché et toute souillure qui est annoncée en Zacharie. Du côté ouvert de Jésus sortent du sang et de l'eau (cf. Jn 19, 34). Jésus lui-même, qui a été transpercé sur la croix, est la source de la purification et de la guérison pour le monde entier. Jean établit, en outre, le lien avec l'image de l'agneau pascal, dont le sang a des vertus purificatrices : « Aucun de ses os ne sera brisé » (Jn 19, 36 ; cf. Ex 12, 46). Ainsi, explique Benoît XVI, la boucle est bouclée avec le début de l'Évangile, lorsque le Baptiste, voyant Jésus, avait dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). Ainsi, l'image de l'agneau, que nous trouvons dans une fonction différente mais tout aussi déterminante dans l'Apocalypse, englobe tout l'Évangile en fournissant également l'interprétation profonde du discours du pasteur, dont le cœur même est constitué par le fait que Jésus fait don de sa vie.
A notre surprise, le discours du pasteur ne commence pas par l'énoncé « Je suis le bon pasteur », mais par une autre image : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis » (Jn 10, 7). Auparavant, Jésus avait déjà dit : « Celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis » (Jn 10, 1-2). Il faut sans doute entendre par là que Jésus fixe ici le critère pour les pasteurs de son troupeau après son ascension vers le Père. Si quelqu'un est un vrai pasteur, cela se manifeste par le fait qu'il passe par la porte qu'est Jésus. Car de cette façon Jésus reste en fin de compte le pasteur, le troupeau « appartient » à lui seul.
De quelle manière cela se fait-il concrètement, passer par la porte qu'est Jésus, nous le voyons dans l'épilogue de l'Évangile, au chapitre 21, quand Jésus demande à Simon-Pierre d'être le pasteur de ses brebis. Trois fois, il dit à Simon-Pierre : sois le berger de mes agneaux (ou mes brebis, cf. Jn 21, 15-17). Simon-Pierre est désigné clairement comme le berger des brebis de Jésus, il est instauré dans la fonction pastorale de Jésus. Mais pour pouvoir l'être, il doit entrer par la « porte ». Cette entrée, ou plus précisément cette façon d'être autorisé à entrer par la porte (cf. Jn 10, 3), se retrouve dans la question trois fois répétée : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?» Il y a d'abord la dimension toute personnelle de l'appel. Simon est appelé par son nom, son nom tout à fait personnel « Simon », et par son origine. Il est interrogé sur l'amour qui le fait devenir un avec Jésus. Ainsi, c'est « par Jésus » qu'il vient aux brebis. Benoît XVI prend l'occasion pour réaffirmer la mission de Pierre qui est aujourd'hui la sienne, "il ne les prend pas comme son troupeau à lui, Simon-Pierre, mais comme « troupeau » de Jésus. Parce qu'il entre par la « porte » qui est Jésus, parce qu'il est uni dans l'amour avec Jésus, les brebis écouteront sa voix, la voix de Jésus lui-même, elles ne suivent pas Simon, mais Jésus, duquel et par lequel il vient vers elles, si bien que, menées par lui, elles sont menées par Jésus".
--->BENOÎT XVI - JÉSUS DE NAZARET - "JE SUIS LE BON PASTEUR" (Jn 10,10) ...Le voleur vient "pour voler, tuer et détruire" Il considère les brebis comme sa propriété, qu'il possède et exploite pour lui-même. Il ne se préoccupe que de lui-même, tout n'est exigé que pour lui. Au contraire, le vrai berger n'enlève pas la vie, mais la donne. "Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance".
...Jésus promet de montrer aux brebis le "pâturage" dans lequel elles vivent, de les conduire vraiment à la source de la vie. Nous pouvons entendre ici, comme une résonance, les mots du Psaume 23 : "Tu me fais reposer sur des pâturages herbeux, tu me conduis vers des eaux tranquilles.... Tu prépares une table devant moi... Le bonheur et la grâce seront mon compagnon tous les jours de ma vie...". De manière encore plus immédiate, le discours du berger d'Ezéchiel résonne : "Je les conduirai vers de bons pâturages, et leur bercail sera sur les hautes montagnes d'Israël" (34,14)... Jésus, en tant que Verbe de Dieu incarné, est lui-même non seulement le berger, mais aussi le nourricier, le véritable "berger" donne la vie en se donnant lui-même, Lui qui est la Vie.
...A la lumière du Psaume 23 "...Si je traverse une sombre vallée, je ne crains aucun mal.... Ils ont reconnu dans le Christ le Bon Pasteur qui guide à travers les vallées obscures de la vie, le berger qui a lui-même traversé la vallée obscure de la mort ; le berger qui connaît aussi le chemin de la nuit de la mort et qui ne m'abandonne pas, même dans cette dernière solitude, me conduisant de cette vallée aux pâturages herbeux de la vie, au lieu "du rafraîchissement, de la lumière, de la paix". Clément d'Alexandrie a exprimé cette confiance dans la conduite du berger dans des vers qui révèlent quelque chose de l'espoir et de l'optimisme de l'Église primitive, souvent souffrante et persécutée à maintes reprises :
"Guide, ô Saint Pasteur, tes brebis spirituelles.. ;
guide, ô roi, tes enfants indemnes.
Les pas du Christ sont le chemin du ciel".
Naturellement, les chrétiens se sont souvenus à la fois de la parabole du berger qui suit la brebis perdue ( Lc 15), la porte sur ses épaules et la ramène à la maison, et du discours du berger dans l'Évangile de Jean. Pour les Pères, ces deux éléments se sont fondus l'un dans l'autre : le berger qui part à la recherche de la brebis perdue est le Verbe éternel lui-même, et la brebis qu'il met sur ses épaules et qu'il ramène avec amour chez lui est l'humanité, c'est la nature humaine qu'il a assumée.
Dans son incarnation et sur sa croix, il ramène à la maison la brebis perdue - l'humanité - et il me ramène aussi.
Le Logos fait homme est le véritable "porteur de brebis" - le Berger qui nous suit tout au long de notre vie.
le Berger qui nous suit à travers les épines et les déserts de la vie.
Portés par Lui, nous rentrons à la maison.
Il a donné sa vie pour nous.
Il est Lui-même la Vie.
FAUSTI - JESUS est le Berger/l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (Jn 1,29),Il est venu libérer les brebis et leur donner la vie, sa Vie de Fils.
JESUS est"Bon Pasteur".
Pour le berger, les brebis sont les siennes : elles lui appartiennent et il en prend soin comme de sa propre vie. Le mercenaire, lui, se préoccupe de son salaire : les brebis sont au service de sa vie, pas lui de la leur. C'est pourquoi il n'hésite pas : il agit par lâcheté. Au moment du danger, il fuit ceux qui l'ont suivi.
Le loup, ennemi traditionnel du troupeau, représente les forces hostiles du mal.
Jésus lui-même a envoyé ses disciples comme des agneaux au milieu des loups. Chaque époque a ses loups. Ils ont parfois un nom et un prénom. Mais la plupart du temps, ils sont anonymes. Ils sont alors plus insidieux : ils désignent la mentalité répandue, le faux modèle de l'homme, la "mode" qui serpente et fait des ravages au sein du troupeau. L'action d'enlever et de disperser est typique de l'ennemi, le diable : il enlève à l'homme sa vérité et le fait fuir de sa vie.
Il fait le contraire du Fils, qui est venu donner la vie et rassembler tous les dispersés, les réunissant à Lui-même et au Père.
Il y a une connaissance, une intimité, un amour réciproque entre le Pasteur et les brebis. Il appelle chacune d'elles par son nom : "Je t'ai appelée par ton nom, tu es à moi, tu as du prix à mes yeux, tu es digne d'estime et je t'aime" (IS.43,1-4) La relation de connaissance et d'amour qui existe entre Jésus et chacun d'entre nous est la même que celle qui existe entre le Père et Lui :
"Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous aime" (15.19).
L'amour réciproque entre le Père et le Fils, le mystère qui est leur vie même,
est le même qui circule entre nous et Lui.
Comme Il est aimé du Père, Il aime ses frères et sœurs.
Jean ne dit pas tant que Jésus meurt "à la place" des brebis que qu'il leur donne sa propre Vie. Il souligne la transmission de la "gloire" du Fils aux frères.
Il y a aussi d'autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. "Cette enclos" est celui du temple, dans lequel se tient Israël. Il existe d'autres " enclos " religieux ou profanes, qui maintiennent l'homme dans l'esclavage.
Le Fils a des frères non seulement dans le peuple de Dieu, mais partout : tout a été fait par Lui, Lumière et Vie de tout homme, qui est fils dans le Fils.
C'est pourquoi le Père aime le monde (3,16) et le Fils, Sauveur (4,42) et Lumière du monde (8,12), sera élevé non seulement pour rassembler tous les perdus d'Israël, mais aussi pour tous les peuples.
Jésus veut conduire ces derniers à la liberté.
Le christianisme est par nature universel (catholique) : il n'exclut personne. Si l'on exclut quelqu'un, on nie le Père, qui aime tout le monde, et le Fils, qui est comme le Père.
Le concept même de "mission" n'a rien à voir avec le prosélytisme. C'est l'élan intérieur du Fils vers ses frères.
C'est cet amour qui fait de Lui le Pasteur de ses frères.
Le Fils n'est pas venu faire un seul bercail, une plus grande clôture dans laquelle enfermer éventuellement tout le monde : Il a sorti les frères de toute cage, religieuse ou autre, pour les faire vivre dans la loi de la liberté, qui est l'amour et le service mutuel.
L'union entre les Eglises et entre les hommes - l'Eglise est faite pour le monde - est la même que celle que l'on trouve en Dieu. Dans l'unique amour mutuel, le Père et le Fils sont UN, dans la distinction de chacun.
Le Fils n'a qu'un seul commandement du Père : donner la vie comme Il la reçoit, aimer comme Il est aimé. Ce sera le commandement qu'Il donnera bientôt à ses disciples (13,34) pour les faire participer à Sa Vie.
Nous perdons la vie de toute façon. Mais ce n'est pas un vide à perdre, mais à remplir le plus possible, pour être rempli d'amour.
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