venerdì 31 maggio 2024

TRÈS SAINT CORPS ET SANG de JÉSUS CHRIST - CORPUS DOMINI


 

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Livre de l'Exode 24,3-8.
En ces jours-là, Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances. Tout le peuple répondit d’une seule voix : « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. »
Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur. Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne, et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.
Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël d’offrir des holocaustes, et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix.
Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ; puis il aspergea l’autel avec le reste du sang.
Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple. Celui-ci répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »
Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : « Voici le sang de l’Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous. »

Psaume 116(115),
12-13.15-16ac.17-18

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu'il m'a fait ?
J'élèverai la coupe du salut,
j'invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce,
j'invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

Lettre aux Hébreux
9,11-15.

Frères, le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création,
il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive.
S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair,
le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.
Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau : puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.

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VERBUM SUPERNUM prodiens

Nec Patris linquens dexteram,

Ad opus suum exiens,

Venit ad vite vesperam.



2 In mortem a discipulo

Suis tradendus emulis,

Prius in vite ferculo

Se tradidit discipulis.



Quibus sub bina specie

10 Carnem dedit et sanguinem,

Ut duplicie substantie

Totum cibaret hominem.



Se nascens dedit socium,

Convescens in edulium,

15 Se moriens in pretium,

Se regnans dat in premium.



O salutaris hostia,

Que celi pandis ostium,

Bella premunt hostilia,

20.Da robur, fer auxilium.



Uni trinoque Domino

Sit sempiterna gloria,

Qui vitam sine termino

Nobis donet in patria.

Amen.

TRADUCTION DE L'HYMNE DE LAUDES: " VERBUM SUPERNUM "



Le Verbe venant d'en-haut,

Sans quitter la droite du Père,

Sortant pour accomplir son œuvre,

Est arrivé au soir de sa vie.



Devant être livré, pour mourir,

A ses rivaux jaloux, par un de ses disciples;

D'abord il se livra lui-même à ses disciples

Comme aliment de vie.



A ceux-ci, sous une double apparence,

Il donna sa chair et son sang.

Ainsi, en sa double substance,

Il nourrit l'homme tout entier.



Par sa naissance, il s'est donné à nous comme compagnon,

A la Cène comme aliment,

En mourant, comme rançon,

Dans son royaume il se donne comme récompense.



O Victime qui nous sauvez

Et nous ouvrez la porte du ciel,

Les attaques ennemies nous pressent,

Donnez-nous force et portez-nous secours.



Au Seigneur un et trine

Soit la gloire éternelle,

Lui qui nous donnera

La vie sans fin, dans la patrie.

Évangile de Jésus-Christ
selon saint Marc 14,12-16.22-26.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

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HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

6 juin 2021
Jésus envoie ses disciples pour qu’ils aillent préparer le lieu où célébrer le repas pascal. C’étaient eux qui lui avaient demandé : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » (Mc 14, 12). Tandis que nous contemplons et adorons la présence du Seigneur dans le Pain eucharistique, nous sommes appelés nous aussi à nous demander : dans quel “lieu” voulons-nous préparer la Pâque du Seigneur? Quels sont les “lieux” de notre vie où Dieu nous demande d’être accueilli? Je voudrais répondre à ces questions en m’arrêtant sur trois images de l’Évangile que nous avons entendu (Mc 14, 12-16.22-26).

La première est celle de l’homme qui porte une cruche d’eau (cf. v. 13). C’est un détail qui semblerait superflu. Mais cet homme tout à fait anonyme devient le guide pour les disciples qui cherchent le lieu qui sera ensuite appelé le Cénacle. Et la cruche d’eau est le signe de reconnaissance : un signe qui fait penser à l’humanité assoiffée, toujours à la recherche d’une source d’eau qui la désaltère et la régénère. Nous marchons tous dans la vie avec une cruche à la main : nous tous, chacun d’entre nous, avons soif d’amour, de joie, d’une vie réussie dans un monde plus humain. Et pour cette soif, l’eau des choses mondaines ne sert pas, parce qu’il s’agit d’une soif plus profonde, que seul Dieu peut satisfaire.

Suivons encore ce “signal” symbolique. Jésus dit aux siens que là où un homme les conduira avec la cruche d’eau, là on pourra célébrer le Repas de la Pâque. Pour célébrer l’Eucharistie il faut donc reconnaître avant tout notre propre soif de Dieu : sentir que nous avons besoin de lui, désirer sa présence et son amour, être conscients que nous ne pouvons pas y arriver tout seuls mais que nous avons besoin d’une Nourriture et d’une Boisson de vie éternelle qui nous soutiennent sur le chemin. Le drame d’aujourd’hui – nous pouvons le dire - est que souvent la soif a disparue. Les questions sur Dieu se sont éteintes, le désir de lui s’est affaibli, les chercheurs de Dieu se font de plus en plus rares. Dieu n’attire plus parce que nous ne ressentons plus notre soif profonde. Mais seulement là où il y a un homme ou une femme avec la cruche pour l’eau - pensons à la Samaritaine, par exemple (Jn 4, 5-30) - le Seigneur peut se révéler comme Celui qui donne la vie nouvelle, qui nourrit d’une espérance fiable nos rêves et nos aspirations, présence d’amour qui donne sens et direction à notre pèlerinage terrestre. Comme nous l’avions déjà remarqué, c’est cet homme avec la cruche qui conduit les disciples dans la salle où Jésus instituera l’Eucharistie. C’est la soif de Dieu qui nous porte à l’autel. S’il manque la soif, nos célébrations deviennent arides.Aussi en tant qu’Eglise, alors, le petit groupe des habitués qui se réunissent pour célébrer l’Eucharistie ne peut pas suffire ; nous devons aller en ville, rencontrer les gens, apprendre à reconnaître et à réveiller la soif de Dieu et le désir de l’Evangile.

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--->La seconde image est celle de la grande salle à l’étage . C’est là que Jésus et les siens feront le repas pascal et cette salle se trouve dans la maison d’une personne qui les accueille. ....
Une grande salle pour un petit morceau de Pain. Dieu se fait petit comme un morceau de pain et c’est précisément pour cela qu’il faut un cœur grand pour pouvoir le reconnaître, l’adorer, l’accueillir. La présence de Dieu est si humble, cachée, parfois invisible, qu’elle a besoin d’un cœur préparé, éveillé et accueillant pour être reconnue. Par contre si notre cœur, plus qu’une grande salle, ressemble à un placard où nous gardons avec regret les vieilles choses ; s’il ressemble à un grenier où nous avons rangé depuis longtemps notre enthousiasme et nos rêves; s’il ressemble à une pièce étroite, une pièce sombre parce que nous ne vivons que de nous-mêmes, de nos problèmes et de nos amertumes, alors il sera impossible de reconnaître cette présence de Dieu, silencieuse et humble. Il faut une grande salle. Il faut élargir notre cœur. Il faut sortir de la petite pièce de notre moi et entrer dans le grand espace de l’émerveillement et de l’adoration. Et cela nous manque beaucoup! Cela nous manque dans de nombreux mouvements que nous faisons pour nous rencontrer, nous réunir, penser ensemble la pastorale... Mais s’il manque cela, s’il manque l’émerveillement et l’adoration, il n’y a pas de route qui nous conduise au Seigneur. Il n’y aura pas non plus de synode, rien. Telle est l’attitude devant l’Eucharistie, c’est de cela dont nous avons besoin : d’adoration. L’Église aussi doit être aussi une grande salle. Pas un petit cercle fermé, mais une Communauté avec les bras grands ouverts, accueillante envers tous. Demandons-nous ceci : quand approche quelqu’un qui est blessé, qui s’est trompé, qui a un parcours de vie différent, l’Eglise, cette Eglise, est-elle une grande salle pour l’accueillir et le conduire à la joie de la rencontre avec le Christ ? L’Eucharistie veut nourrir ceux qui sont fatigués et affamés sur le chemin, ne l’oublions pas ! L’Eglise des parfaits et des purs est une salle où il n’y a de place pour personne ; l’Eglise aux portes ouvertes, qui fait la fête autour du Christ, est par contre une grande salle où tout le monde – tous, justes et pécheurs - peut entrer.

Enfin, la troisième image, l’image de Jésus qui rompt le Pain. C’est le geste eucharistique par excellence, le geste identitaire de notre foi, le lieu de notre rencontre avec le Seigneur qui s’offre pour nous faire renaître à une vie nouvelle. Ce geste aussi est bouleversant : jusqu’alors on immolait des agneaux et on les offrait en sacrifice à Dieu, maintenant c’est Jésus qui se fait agneau et s’immole pour nous donner la vie. Dans l’Eucharistie, nous contemplons et adorons le Dieu de l’amour. C’est le Seigneur qui ne rompt personne mais qui se rompt lui-même. C’est le Seigneur qui n’exige pas de sacrifices mais qui se sacrifie lui-même. C’est le Seigneur qui ne demande rien mais qui donne tout. Pour célébrer et vivre l’Eucharistie, nous aussi nous sommes appelés à vivre cet amour. Car tu ne peux pas rompre le Pain du dimanche si ton cœur est fermé à tes frères. Tu ne peux pas manger ce Pain si tu ne donnes pas le pain à l’affamé. Tu ne peux pas partager ce Pain si tu ne partages pas les souffrances de celui qui est dans le besoin. A la fin de tout, même de nos liturgies eucharistiques solennelles, seul l’amour restera. Et dès maintenant, nos Eucharisties transforment le monde dans la mesure où nous nous laissons transformer et devenons pain rompu pour les autres.

...Rompons notre vie dans la compassion et la solidarité, afin que le monde voie à travers nous la grandeur de l’amour de Dieu. Et alors le Seigneur viendra, il nous surprendra encore, il se fera encore nourriture pour la vie du monde. Et il nous rassasiera pour toujours, jusqu’au jour où, au banquet du Ciel, nous contemplerons son visage et nous nous réjouirons sans fin.

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FAUSTI - "Voici, préparez pour nous", dit Jésus à Ses disciples, en indiquant comment trouver un lieu pour le banquet. C'est jeudi, la veille de Pâques. Quatre fois le verbe "préparer" est utilisé et quatre fois le mot "Pâques". Nous devons donc identifier ce que le Maître appelle " Mon lieu de repos, où je peux manger la Pâque avec Mes disciples ". L'ensemble de l'Évangile de Marc est une longue introduction au témoignage de la Mort et de la Résurrection de Jésus, et Il veut nous conduire à cet endroit, où nous pouvons célébrer l'Eucharistie, notre Pâque.
Ce passage suggère les étapes nécessaires que nous devons franchir pour nous préparer à la Cène. Comme le récit de l'entrée de Jésus à Jérusalem, celui-ci est également raconté deux fois, d'abord comme une prophétie, puis comme l'accomplissement de cette prophétie.
1- Il faut d'abord savoir ce qu'est la Pâque, car l'Eucharistie chrétienne ne se comprend qu'à sa lumière, l'accomplissement de cette libération dont l'Exode est une promesse.
2 - Nous devons également être conscients que cette libération a un prix élevé :
le Sang de l'Agneau Sacrifié qui est le Christ.
3 - Jésus prévoit ce qui va arriver et l'affronte consciencieusement. Par conséquent, nous devons savoir que Sa Mort n'est pas un accident ou une terrible surprise, mais un coût qui était prévu : Sa Vie pour nos vies !
4 - Enfin, non seulement Jésus sait, mais il veut librement, il pré-ordonne même tout, exactement comme dans la scène de Son entrée à Jérusalem.
5 - En plus de cela, le disciple doit aussi chercher la chambre haute : c'est le problème central du chapitre. L'homme à la cruche d'eau, figure de celui qui conduit au Baptême, montrera comment trouver ce lieu "où" on peut manger, ce qui signifie vivre avec le Seigneur sa propre Pâque. Celui qui reste à l'extérieur ne participe pas au grand don. Personne n'est plus perdu que celui qui ne sait pas où il est.
On sait où on est si on sait d'où on vient et où on va.
L'homme est toujours en voyage, un voyage qui a du sens parce que le voyage commence à la maison et revient ensuite à la maison.
" Ceci est mon corps. Ceci est mon Sang de l'alliance", dit Jésus sur le pain et le vin pendant le dernier repas avec Ses disciples. Un sacrifice, quel qu'il soit, de l'homme à Dieu, fait partie de toute religion.
Le christianisme, en revanche, est fondé sur le sacrifice de Dieu pour l'homme.
La dernière Pâque de Jésus devient le repas de l'Agneau, le banquet où nous nous nourrissons de Lui, où nous nous souvenons de Sa Passion, où nous sommes abreuvés de Son Esprit et où nous recevons le promesse de la Gloire future.
"Culmination et source de toute la vie chrétienne " l'Eucharistie est vraiment tout et nous donne tout " c'est toute la création qui devient le Corps du Fils, c'est toute l'humanité assumée dans Sa Chair, c'est Dieu qui se donne à l'homme....
Le disciple connaît son indignité et la dignité du Don et vit ces distances avec un amour joyeux, un silence adorateur et des chants de louange. C'est la vie filiale, source de la vie fraternelle.
Autour de la table, en communion avec Lui, naît la Communauté parmi nous.
S'il est vrai que l'Église incarne l'Eucharistie, c'est parce qu'avant même l'Eucharistie a donné la vie à l'Église.

JÉSUS CHRIST ROI DE L'UNIVERS