Livre de la Genèse 3,9-15. Quand Adam eut mangé du fruit de l'arbre, le Seigneur Dieu l'appela et lui dit : « Où es-tu donc ? » L'homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. » Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »
Psaume 130(129) 1-2.3-4.5-6ab.7bc-8. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière !
Si tu retiens les fautes, Seigneur Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne.
J'espère le Seigneur de toute mon âme ; je l'espère, et j'attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.
Oui, près du Seigneur, est l'amour ; près de lui, abonde le rachat. C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,13-18.5,1
L’Écriture dit : ‘J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.’ Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. Et tout cela, c’est pour vous, afin que la grâce, plus largement répandue dans un plus grand nombre, fasse abonder l’action de grâce pour la gloire de Dieu. C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car notre détresse du moment présent est légère par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle qu’elle produit pour nous. Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel. Nous le savons, en effet, même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre, est détruit, nous avons un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux qui n’est pas l’œuvre des hommes.
En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. » Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
L’Evangile de ce dimanche (Mc 3, 20-35) nous montre deux types d’incompréhensions auxquelles Jésus a été confronté: celle des scribes et celle de sa propre famille.
La première incompréhension. Les scribes étaient des hommes instruits dans les Ecritures Saintes et chargés de les expliquer au peuple. Certains d’entre eux sont envoyés de Jérusalem en Galilée, où la renommée de Jésus commençait à se diffuser, pour le discréditer aux yeux des gens: pour se faire les colporteurs de commérages, discréditer l’autre, lui enlever son autorité, cette vilaine chose. Et ils ont été envoyés pour faire cela. Et ces scribes arrivent avec une accusation précise et terrible — ceux-ci ne ménagent pas les moyens, ils vont droit au but et ils disent: «Il est possédé de Béelzéboul [...] C’est par le prince des démons qu’il expulse les démons» (v 22). C’est-à-dire: le chef des démons est celui qui le pousse; ce qui revient à dire plus ou moins: «c’est un possédé». En effet, Jésus guérissait beaucoup de malades, et ils veulent faire croire qu’il le faisait non par l’Esprit de Dieu — comme le faisait Jésus — mais par celui du malin, par la force du diable. Jésus réagit avec des paroles fortes et claires, il ne tolère pas cela, parce que ces scribes, peut-être sans s’en rendre compte, étaient en train de tomber dans le péché le plus grave: nier et blasphémer l’Amour de Dieu qui est présent et agit en Jésus. Et le blasphème, le péché contre le Saint-Esprit, est le seul péché impardonnable — c’est ce que dit Jésus — parce qu’il part d’une fermeture du cœur à la miséricorde de Dieu qui agit en Jésus.
Mais cet épisode contient un avertissement qui nous sert à tous. En effet, il peut arriver qu’une forte envie pour la bonté et les bonnes œuvres d’une personne puisse conduire à l’accuser faussement. Il y a ici un véritable poison mortel: la malice avec laquelle, de façon préméditée, on veut détruire la bonne réputation de l’autre. Que Dieu nous libère de cette terrible tentation! Et si, en examinant notre conscience, nous nous rendons compte que cette mauvaise herbe est en train de germer en nous, allons immédiatement le confesser dans le sacrement de pénitence, avant qu’elle ne se développe et produise ses effets néfastes, qui sont incurables. Soyez attentifs parce que cette attitude détruit les familles, les amitiés, les communautés et même la société.
L’Evangile d’aujourd’hui nous parle aussi d’une autre incompréhension, très différente, à l’égard de Jésus: celle de sa famille. Ces derniers étaient préoccupés parce que sa nouvelle vie itinérante leur semblait une folie (cf. v. 21). En effet, il se montrait si disponible pour les gens, surtout les malades et les pécheurs, qu’il n’avait même plus le temps de manger. Jésus était ainsi: d’abord les gens, servir les gens, aider les gens, enseigner les gens, guérir les gens. Il était pour les gens. Il n’avait même pas le temps de manger. Par conséquent, sa famille décide de le ramener à Nazareth, à la maison. Ils arrivent à l’endroit où Jésus prêche et ils le font appeler. On lui dit: «Voilà que ta mère et tes frères et tes sœurs sont là dehors qui te cherchent» (v. 32). Il répond: «Qui est ma mère? et mes frères?», et en regardant les gens qui étaient autour de lui pour l’écouter, il ajoute: «Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère» (vv. 33-34). Jésus a formé une nouvelle famille, non plus fondée sur les liens naturels, mais sur la foi en lui, sur son amour qui nous accueille et nous unit entre nous, dans l’Esprit Saint. Tous ceux qui accueillent la parole de Jésus sont fils de Dieu et frères entre eux. Accueillir la parole de Jésus fait de nous des frères, fait de nous la famille de Jésus. Mal parler des autres, détruire la réputation des autres, fait de nous la famille du diable.
--->Cette réponse de Jésus n’est pas un manque de respect envers sa mère et sa famille. Au contraire, pour Marie, c’est la plus grande reconnaissance, parce qu’elle est justement la disciple parfaite qui a obéi en tout à la volonté de Dieu. Que la Vierge Mère nous aide à vivre toujours en communion avec Jésus, en reconnaissant l’œuvre de l’Esprit Saint qui agit en Lui et dans l’Eglise, en régénérant le monde à la vie nouvelle.
FAUSTI - "Qui sont ma mère et mes frères?" Le problème d u chapitre est le discernement de savoir si nous sommes avec Lui ou contre Lui.Est-ce-que nous sommes vraiment siens ou étrangers à Lui, nous sommes à l'intérieur ou à l'extérieur, nous écoutons Son appel ou nous envoyons à L' appeler, Le suivons-nous ou voulons-nous qu'Il nous suive, nous laissons nous attrapper ou voulons-nous L'attraper, acceptons-nous son pardon ou le rejetons, écoutons nous l'Esprit ou Le blasphémons? Toutes ces questions touchent à la question de notre salut, qui consiste dans l' être «avec Lui» comme Il est dans la réalité, et non comme nous Le voudrions. La vraie nourriture de l'homme est la Parole qui vient de la bouche de Dieu (Dt 8,3), qui exprime Sa Volonté.Celle-ci est pleinement accomplie par ceux qui L' entourent pour L'écouter. La voix de la nuée confirmera, en disant: "Ceci est mon Fils bien-aimé: écoutez-Le".Il est la Parole éternelle du Père. En L 'écoutant, nous devenons sa mère et ses frères.Mère, comme Marie, parce qu'Elle a le pouvoir de nous faire comme Lui. On devient en effet la Parole qu'on écoute. Le Père veut que nous écoutions le Fils, parce qu'Il nous veut fils : Il nous met avec Lui parce qu'Il nous veut comme Lui. L' appartenance à la " Barque" ne vient pas par les privilèges. Les "Siens" selon la chair et le sang n'en font pas encore partie, ni les sages, qui croient juger tout, même l'Esprit. La vraie famille de Jésus est faite par ceux qui L 'écoutent. Le prochain chapitre sera sur l'efficacité de Sa Parole, la véritable semence d'où sont nés les fils de Dieu. Le passage précédent s'est terminé avec Judas qui L'a trahi.Maintenant nous voyons que nous Le trahissons parce que à Son appel s'oppose en nous un double contre-appel.Le premier est celui des "siens", inspiré par le bon sens et les bons sentiments, qui veulent Le séquestrer parce qu'Il est fou. En fait, Il ne cherche pas son avantage et ne sait pas exploiter la situation. L'autre est celui-là des scribes qui, au lieu de se convertir, utilisent leur sagesse pour se défendre.Pour eux c' est seulement vrai ce qui est utile pour maintenir leurs certitudes religeuses , fausse ce qui les met en question.Ils ne sont pas intéressés à suivre la Vérité, mais à l'utiliser habilement pour confirmer leurs opinions religieuses et leurs positions de pouvoir. Jésus se tient au centre du cercle de ceux qui accomplissent la Volonté de Dieu. Le Père veut que tout le monde soit avec Lui. L'écoute du serpent nous rendit enfants du diable: L 'écouter nous rétablit le visage des fils. Disciple est celui qui entre dans le cercle de Ses auditeurs. Sinon, même s'il a tous les titres - fût aussi son parent! - et toute la connaissance théologique - même si fût le meilleur scribe! - réellement il est dehors.Il court toujours le danger d'être comme les siens qui L'aiment, mais sans Le connaître et Le vouloir tel comm Il est, ou comme les scribes qui Le connaissent, mais ils ne L'aiment pas et donc ils Le jugent selon leurs jugements religieux. Ceux qui L 'écoutent pas seulement se transforment en Lui, en devenant ses frères et ses soeurs. Ils participent mystérieusement à la maternité de Marie Elle-même, qui L'a engendré au monde.
5 commenti:
Livre de la Genèse 3,9-15.
Quand Adam eut mangé du fruit de l'arbre, le Seigneur Dieu l'appela et lui dit : « Où es-tu donc ? »
L'homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. »
Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? »
L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. »
Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. »
Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »
Psaume 130(129)
1-2.3-4.5-6ab.7bc-8.
Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !
Si tu retiens les fautes, Seigneur
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l'homme te craigne.
J'espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l'espère, et j'attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.
Oui, près du Seigneur, est l'amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre
aux Corinthiens 4,13-18.5,1
L’Écriture dit : ‘J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.’ Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons.
Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous.
Et tout cela, c’est pour vous, afin que la grâce, plus largement répandue dans un plus grand nombre, fasse abonder l’action de grâce pour la gloire de Dieu.
C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
Car notre détresse du moment présent est légère par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle qu’elle produit pour nous.
Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel.
Nous le savons, en effet, même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre, est détruit, nous avons un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux qui n’est pas l’œuvre des hommes.
Évangile de Jésus-Christ
selon saint Marc 3,20-35
En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.
Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.
Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »
Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
PAPE FRANÇOIS
ANGÉLUS
Place Saint-Pierre
Dimanche 10 juin 2018
Chers frères et sœurs, bonjour!
L’Evangile de ce dimanche (Mc 3, 20-35) nous montre deux types d’incompréhensions auxquelles Jésus a été confronté: celle des scribes et celle de sa propre famille.
La première incompréhension. Les scribes étaient des hommes instruits dans les Ecritures Saintes et chargés de les expliquer au peuple. Certains d’entre eux sont envoyés de Jérusalem en Galilée, où la renommée de Jésus commençait à se diffuser, pour le discréditer aux yeux des gens: pour se faire les colporteurs de commérages, discréditer l’autre, lui enlever son autorité, cette vilaine chose. Et ils ont été envoyés pour faire cela. Et ces scribes arrivent avec une accusation précise et terrible — ceux-ci ne ménagent pas les moyens, ils vont droit au but et ils disent: «Il est possédé de Béelzéboul [...] C’est par le prince des démons qu’il expulse les démons» (v 22). C’est-à-dire: le chef des démons est celui qui le pousse; ce qui revient à dire plus ou moins: «c’est un possédé». En effet, Jésus guérissait beaucoup de malades, et ils veulent faire croire qu’il le faisait non par l’Esprit de Dieu — comme le faisait Jésus — mais par celui du malin, par la force du diable. Jésus réagit avec des paroles fortes et claires, il ne tolère pas cela, parce que ces scribes, peut-être sans s’en rendre compte, étaient en train de tomber dans le péché le plus grave: nier et blasphémer l’Amour de Dieu qui est présent et agit en Jésus. Et le blasphème, le péché contre le Saint-Esprit, est le seul péché impardonnable — c’est ce que dit Jésus — parce qu’il part d’une fermeture du cœur à la miséricorde de Dieu qui agit en Jésus.
Mais cet épisode contient un avertissement qui nous sert à tous. En effet, il peut arriver qu’une forte envie pour la bonté et les bonnes œuvres d’une personne puisse conduire à l’accuser faussement. Il y a ici un véritable poison mortel: la malice avec laquelle, de façon préméditée, on veut détruire la bonne réputation de l’autre. Que Dieu nous libère de cette terrible tentation! Et si, en examinant notre conscience, nous nous rendons compte que cette mauvaise herbe est en train de germer en nous, allons immédiatement le confesser dans le sacrement de pénitence, avant qu’elle ne se développe et produise ses effets néfastes, qui sont incurables. Soyez attentifs parce que cette attitude détruit les familles, les amitiés, les communautés et même la société.
L’Evangile d’aujourd’hui nous parle aussi d’une autre incompréhension, très différente, à l’égard de Jésus: celle de sa famille. Ces derniers étaient préoccupés parce que sa nouvelle vie itinérante leur semblait une folie (cf. v. 21). En effet, il se montrait si disponible pour les gens, surtout les malades et les pécheurs, qu’il n’avait même plus le temps de manger. Jésus était ainsi: d’abord les gens, servir les gens, aider les gens, enseigner les gens, guérir les gens. Il était pour les gens. Il n’avait même pas le temps de manger. Par conséquent, sa famille décide de le ramener à Nazareth, à la maison. Ils arrivent à l’endroit où Jésus prêche et ils le font appeler. On lui dit: «Voilà que ta mère et tes frères et tes sœurs sont là dehors qui te cherchent» (v. 32). Il répond: «Qui est ma mère? et mes frères?», et en regardant les gens qui étaient autour de lui pour l’écouter, il ajoute: «Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère» (vv. 33-34). Jésus a formé une nouvelle famille, non plus fondée sur les liens naturels, mais sur la foi en lui, sur son amour qui nous accueille et nous unit entre nous, dans l’Esprit Saint. Tous ceux qui accueillent la parole de Jésus sont fils de Dieu et frères entre eux. Accueillir la parole de Jésus fait de nous des frères, fait de nous la famille de Jésus. Mal parler des autres, détruire la réputation des autres, fait de nous la famille du diable.
--->Cette réponse de Jésus n’est pas un manque de respect envers sa mère et sa famille. Au contraire, pour Marie, c’est la plus grande reconnaissance, parce qu’elle est justement la disciple parfaite qui a obéi en tout à la volonté de Dieu. Que la Vierge Mère nous aide à vivre toujours en communion avec Jésus, en reconnaissant l’œuvre de l’Esprit Saint qui agit en Lui et dans l’Eglise, en régénérant le monde à la vie nouvelle.
FAUSTI - "Qui sont ma mère et mes frères?" Le problème d u chapitre est le discernement de savoir si nous sommes avec Lui ou contre Lui.Est-ce-que nous sommes vraiment siens ou étrangers à Lui, nous sommes à l'intérieur ou à l'extérieur, nous écoutons Son appel ou nous envoyons à L' appeler, Le suivons-nous ou voulons-nous qu'Il nous suive, nous laissons nous attrapper ou voulons-nous L'attraper, acceptons-nous son pardon ou le rejetons, écoutons nous l'Esprit ou Le blasphémons? Toutes ces questions touchent à la question de notre salut, qui consiste dans l' être «avec Lui» comme Il est dans la réalité, et non comme nous Le voudrions.
La vraie nourriture de l'homme est la Parole qui vient de la bouche de Dieu (Dt 8,3), qui exprime Sa Volonté.Celle-ci est pleinement accomplie par ceux qui L' entourent pour L'écouter. La voix de la nuée confirmera, en disant: "Ceci est mon Fils bien-aimé: écoutez-Le".Il est la Parole éternelle du Père. En L 'écoutant, nous devenons sa mère et ses frères.Mère, comme Marie, parce qu'Elle a le pouvoir de nous faire comme Lui.
On devient en effet la Parole qu'on écoute. Le Père veut que nous écoutions le Fils, parce qu'Il nous veut fils : Il nous met avec Lui parce qu'Il nous veut comme Lui.
L' appartenance à la " Barque" ne vient pas par les privilèges. Les "Siens" selon la chair et le sang n'en font pas encore partie, ni les sages, qui croient juger tout, même l'Esprit.
La vraie famille de Jésus est faite par ceux qui L 'écoutent. Le prochain chapitre sera sur l'efficacité de Sa Parole, la véritable semence d'où sont nés les fils de Dieu.
Le passage précédent s'est terminé avec Judas qui L'a trahi.Maintenant nous voyons que nous Le trahissons parce que à Son appel s'oppose en nous un double contre-appel.Le premier est celui des "siens", inspiré par le bon sens et les bons sentiments,
qui veulent Le séquestrer parce qu'Il est fou. En fait, Il ne cherche pas son avantage et ne sait pas exploiter la situation. L'autre est celui-là des scribes qui, au lieu de se convertir, utilisent leur sagesse pour se défendre.Pour eux c' est seulement vrai ce qui est utile pour maintenir leurs certitudes religeuses , fausse ce qui les met en question.Ils ne sont pas intéressés à suivre la Vérité, mais à l'utiliser habilement pour confirmer leurs opinions religieuses et leurs positions de pouvoir.
Jésus se tient au centre du cercle de ceux qui accomplissent la Volonté de Dieu.
Le Père veut que tout le monde soit avec Lui.
L'écoute du serpent nous rendit enfants du diable: L 'écouter nous rétablit le visage des fils. Disciple est celui qui entre dans le cercle de Ses auditeurs. Sinon, même s'il a tous les titres - fût aussi son parent! - et toute la connaissance théologique - même si fût le meilleur scribe! - réellement il est dehors.Il court toujours le danger d'être comme les siens qui L'aiment, mais sans Le connaître et Le vouloir tel comm Il est, ou comme les scribes qui Le connaissent, mais ils ne L'aiment pas et donc ils Le jugent selon leurs jugements religieux. Ceux qui L 'écoutent pas seulement se transforment en Lui, en devenant ses frères et ses soeurs. Ils participent mystérieusement à la maternité de Marie Elle-même, qui L'a engendré au monde.
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