En ces jours-là, Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos : « Toi, le voyant, va-t’en d’ici, fuis au pays de Juda ; c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie en faisant ton métier de prophète. Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ; car c’est un sanctuaire royal, un temple du royaume. » Amos répondit à Amazias : « Je n’étais pas prophète ni fils de prophète ; j’étais bouvier, et je soignais les sycomores. Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau, et c’est lui qui m’a dit : “Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.”
Psaume 85(84) 9ab-10.11-12.13-14
J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu'il dit, c'est la paix pour son peuple et ses fidèles. Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre.
Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,3-14
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ. Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté, à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé. En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce que Dieu a fait déborder jusqu’à nous en toute sagesse et intelligence. Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ : pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre. En lui, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé : il a voulu que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d’avance espéré dans le Christ. En lui, vous aussi, après avoir écouté la parole de vérité, l’Évangile de votre salut, et après y avoir cru, vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint. Et l’Esprit promis par Dieu est une première avance sur notre héritage, en vue de la rédemption que nous obtiendrons, à la louange de sa gloire.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,7-13. En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.
L’Evangile d’aujourd’hui ( Mc 6, 7-13) raconte le moment où Jésus envoie les Douze en mission. Après les avoir appelés par leur nom un par un, «pour qu’ils soient avec lui» (Mc 3, 14) en écoutant ses paroles et en observant ses gestes de guérison, il les convoque à présent à nouveau pour «les envoyer en mission deux à deux» (6, 7) dans les villages où il allait se rendre. C’est une sorte de «stage» annonçant ce qu’ils seront appelés à faire après la Résurrection du Seigneur avec la puissance de l’Esprit Saint.
Le passage évangélique s’arrête sur le style du missionnaire, que nous pouvons résumer en deux points: la mission a un centre; la mission a un visage.
Le disciple missionnaire a avant tout un centre de référence, qui est la personne de Jésus. Le récit l’indique en utilisant une série de verbes qui ont Jésus pour sujet — «il appelle», «il se mit à les envoyer en mission», «en leur donnant pouvoir», «il leur prescrivit», «il leur disait» (vv. 7.8.10) —, de sorte que le départ et l’action des Douze apparaît comme le rayonnement d’un centre, la reproposition de la présence et de l’œuvre de Jésus dans leur action missionnaire. Cela révèle combien les apôtres n’ont rien de personnel à annoncer, ni de capacités personnelles à démontrer, mais qu’ils parlent et agissent en tant qu’«envoyés», messagers de Jésus.
Cet épisode évangélique nous concerne également, et pas seulement les prêtres, mais tous les baptisés, appelés à témoigner de l’Evangile du Christ dans les divers domaines de la vie. Et pour nous aussi, cette mission n’est authentique qu’à partir de son centre immuable qui est Jésus. Ce n’est pas une initiative de fidèles individuels ni de groupes, pas plus que de grands rassemblements, mais c’est la mission de l’Eglise indissolublement unie à son Seigneur. Aucun chrétien n’annonce l’Evangile «à son compte», mais seulement envoyé par l’Eglise qui a reçu le mandat du Christ lui-même. C’est précisément le baptême qui nous rend missionnaires. Un baptisé qui ne sent pas le besoin d’annoncer l’Evangile, d’annoncer Jésus, n’est pas un bon chrétien.
La deuxième caractéristique du style du missionnaire est, pour ainsi dire, un visage, qui consiste dans la pauvreté des moyens. Son équipement répond à un critère de sobriété. Les Douze, en effet, ont l’ordre «de ne rien prendre pour la route qu’un bâton seulement, ni pain, ni besace, ni menue monnaie pour la ceinture» (v. 8). Le Maître les veut libres et légers, sans appuis et sans faveurs, uniquement sûrs de l’amour de Celui qui les envoie, uniquement forts de sa parole qu’ils vont annoncer. Le bâton et les sandales sont l’équipement des pèlerins, car tels sont les messagers du royaume de Dieu, pas des managers tout-puissants, pas des fonctionnaires inamovibles, pas des vedettes en tournée. Pensons, par exemple, à ce diocèse dont je suis l’évêque. Pensons à certains saints de ce diocèse de Rome: saint Philippe Neri, saint Benoît Joseph Labre, saint Alessio, sainte Ludovica Albertini, sainte Françoise Romaine, saint Gaspard Del Bufalo et tant d’autres. Ils n’étaient pas des fonctionnaires ou des entrepreneurs, mais d’humbles travailleurs du Royaume. Ils avaient ce visage. Et à ce «visage» appartient aussi la façon dont le message est accueilli: il peut en effet arriver de ne pas être accueillis ou écoutés (cf. v. 11). Cela aussi est la pauvreté: l’expérience de l’échec. L’histoire de Jésus, qui fut rejeté et crucifié, préfigure le destin de son messager. Et ce n’est que si nous sommes unis à Lui, mort et ressuscité, que nous réussissons à trouver le courage de l’évangélisation.
Que la Vierge Marie, première disciple et missionnaire de la Parole de Dieu, nous aide à apporter le message de l’Evangile au monde, avec une joie humble et radieuse, au-delà de tout refus, incompréhension ou adversité.
--->Mais alors, nous connaissons tous la grâce de notre Seigneur Jésus, qui de riche est devenu pauvre pour nous, afin que nous puissions devenir riches à travers Sa pauvreté (2 Corinthiens 8: 9).Pierre et Jean ont bien appris cette leçon quand ils ont accompli le premier miracle de l'Église naissante. Ils firent marcher les boiteux avec ces mots: "Je n'ai ni or ni argent, mais ce que j' ai vous le donne: en Nom de Jésus-Christ, le Nazaréen, marchez". (Actes 3.6) .S'ils avaient de l'argent et de l'or, ils auraient fait un bon travail, peut-être une institution pour estropiés! Mais la foi ne peut venir que de l'annonce fait dans la faiblesse, parce que c'est une réponse libre à la Parole du Christ. Pour cela Paul se présente dans la faiblesse, avec beaucoup de crainte et de trépidation, plaçant toute sa sagesse dans le Christ, et dans le Christ Crucifié (1Cor 2: 2). Et il dit: "Quand je suis faible, c'est alors que je suis fort (2 Corinthiens 12:10), fort de la confiance en Dieu, dont la faiblesse est plus forte que celle des hommes.Jésus envoie Son peuple dans la pauvreté, comme le Père L 'a envoyé.
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Livre d'Amos
7,12-15.
En ces jours-là, Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos : « Toi, le voyant, va-t’en d’ici, fuis au pays de Juda ; c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie en faisant ton métier de prophète.
Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ; car c’est un sanctuaire royal, un temple du royaume. »
Amos répondit à Amazias : « Je n’étais pas prophète ni fils de prophète ; j’étais bouvier, et je soignais les sycomores.
Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau, et c’est lui qui m’a dit : “Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.”
Psaume 85(84)
9ab-10.11-12.13-14
J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu'il dit, c'est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.
Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.
Lettre de saint Paul Apôtre
aux Éphésiens 1,3-14
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour.
Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté,
à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce
que Dieu a fait déborder jusqu’à nous en toute sagesse et intelligence.
Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :
pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre.
En lui, nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu, nous y avons été prédestinés selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé : il a voulu
que nous vivions à la louange de sa gloire, nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.
En lui, vous aussi, après avoir écouté la parole de vérité, l’Évangile de votre salut, et après y avoir cru, vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint. Et l’Esprit promis par Dieu
est une première avance sur notre héritage, en vue de la rédemption que nous obtiendrons, à la louange de sa gloire.
Évangile de Jésus-Christ
selon saint Marc
6,7-13.
En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.
PAPE FRANÇOIS
ANGÉLUS15 juillet 2018
Chers frères et sœurs, bonjour!
L’Evangile d’aujourd’hui ( Mc 6, 7-13) raconte le moment où Jésus envoie les Douze en mission. Après les avoir appelés par leur nom un par un, «pour qu’ils soient avec lui» (Mc 3, 14) en écoutant ses paroles et en observant ses gestes de guérison, il les convoque à présent à nouveau pour «les envoyer en mission deux à deux» (6, 7) dans les villages où il allait se rendre. C’est une sorte de «stage» annonçant ce qu’ils seront appelés à faire après la Résurrection du Seigneur avec la puissance de l’Esprit Saint.
Le passage évangélique s’arrête sur le style du missionnaire, que nous pouvons résumer en deux points: la mission a un centre; la mission a un visage.
Le disciple missionnaire a avant tout un centre de référence, qui est la personne de Jésus. Le récit l’indique en utilisant une série de verbes qui ont Jésus pour sujet — «il appelle», «il se mit à les envoyer en mission», «en leur donnant pouvoir», «il leur prescrivit», «il leur disait» (vv. 7.8.10) —, de sorte que le départ et l’action des Douze apparaît comme le rayonnement d’un centre, la reproposition de la présence et de l’œuvre de Jésus dans leur action missionnaire. Cela révèle combien les apôtres n’ont rien de personnel à annoncer, ni de capacités personnelles à démontrer, mais qu’ils parlent et agissent en tant qu’«envoyés», messagers de Jésus.
Cet épisode évangélique nous concerne également, et pas seulement les prêtres, mais tous les baptisés, appelés à témoigner de l’Evangile du Christ dans les divers domaines de la vie. Et pour nous aussi, cette mission n’est authentique qu’à partir de son centre immuable qui est Jésus. Ce n’est pas une initiative de fidèles individuels ni de groupes, pas plus que de grands rassemblements, mais c’est la mission de l’Eglise indissolublement unie à son Seigneur. Aucun chrétien n’annonce l’Evangile «à son compte», mais seulement envoyé par l’Eglise qui a reçu le mandat du Christ lui-même. C’est précisément le baptême qui nous rend missionnaires. Un baptisé qui ne sent pas le besoin d’annoncer l’Evangile, d’annoncer Jésus, n’est pas un bon chrétien.
La deuxième caractéristique du style du missionnaire est, pour ainsi dire, un visage, qui consiste dans la pauvreté des moyens. Son équipement répond à un critère de sobriété. Les Douze, en effet, ont l’ordre «de ne rien prendre pour la route qu’un bâton seulement, ni pain, ni besace, ni menue monnaie pour la ceinture» (v. 8). Le Maître les veut libres et légers, sans appuis et sans faveurs, uniquement sûrs de l’amour de Celui qui les envoie, uniquement forts de sa parole qu’ils vont annoncer. Le bâton et les sandales sont l’équipement des pèlerins, car tels sont les messagers du royaume de Dieu, pas des managers tout-puissants, pas des fonctionnaires inamovibles, pas des vedettes en tournée. Pensons, par exemple, à ce diocèse dont je suis l’évêque. Pensons à certains saints de ce diocèse de Rome: saint Philippe Neri, saint Benoît Joseph Labre, saint Alessio, sainte Ludovica Albertini, sainte Françoise Romaine, saint Gaspard Del Bufalo et tant d’autres. Ils n’étaient pas des fonctionnaires ou des entrepreneurs, mais d’humbles travailleurs du Royaume. Ils avaient ce visage. Et à ce «visage» appartient aussi la façon dont le message est accueilli: il peut en effet arriver de ne pas être accueillis ou écoutés (cf. v. 11). Cela aussi est la pauvreté: l’expérience de l’échec. L’histoire de Jésus, qui fut rejeté et crucifié, préfigure le destin de son messager. Et ce n’est que si nous sommes unis à Lui, mort et ressuscité, que nous réussissons à trouver le courage de l’évangélisation.
Que la Vierge Marie, première disciple et missionnaire de la Parole de Dieu, nous aide à apporter le message de l’Evangile au monde, avec une joie humble et radieuse, au-delà de tout refus, incompréhension ou adversité.
--->Mais alors, nous connaissons tous la grâce de notre Seigneur Jésus, qui de riche est devenu pauvre pour nous, afin que nous puissions devenir riches à travers Sa pauvreté (2 Corinthiens 8: 9).Pierre et Jean ont bien appris cette leçon quand ils ont accompli le premier miracle de l'Église naissante. Ils firent marcher les boiteux avec ces mots: "Je n'ai ni or ni argent, mais ce que j' ai vous le donne: en Nom de Jésus-Christ, le Nazaréen, marchez". (Actes 3.6) .S'ils avaient de l'argent et de l'or, ils auraient fait un bon travail, peut-être une institution pour estropiés! Mais la foi ne peut venir que de l'annonce fait dans la faiblesse, parce que c'est une réponse libre à la Parole du Christ. Pour cela Paul se présente dans la faiblesse, avec beaucoup de crainte et de trépidation, plaçant toute sa sagesse dans le Christ, et dans le Christ Crucifié (1Cor 2: 2). Et il dit: "Quand je suis faible, c'est alors que je suis fort (2 Corinthiens 12:10), fort de la confiance en Dieu, dont la faiblesse est plus forte que celle des hommes.Jésus envoie Son peuple dans la pauvreté, comme le Père L 'a envoyé.
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