venerdì 29 marzo 2024

SAINTE PÂQUES


 

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Livre des Actes des Apôtres 10,34a.37-43.
En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit :
« Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean :
Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. »
Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,
Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester,
non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts.
Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.
C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »
Psaume 118(117),1.2.16-17.22-23.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

« Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,1-4.
Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre.
En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,1-9.
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

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HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Basilique Saint-Pierre - Autel de la Chaire
Samedi saint, 3 avril 2021

Les femmes pensaient trouver le cadavre à oindre, au contraire elles ont trouvé un tombeau vide. Elles étaient allé pleurer un mort, au contraire elles ont entendu une annonce de vie. C’est pourquoi, dit l’Evangile, ces femmes « étaient remplies de frayeur et d’étonnement » (Mc 16, 8). Remplies de frayeur, craintives, et remplies d’étonnement. Etonnement : ici c’est une crainte mêlée de joie, qui surprend leur cœur à la vue de la grande pierre du tombeau roulée et à l’intérieur un jeune homme avec un vêtement blanc. C’est l’étonnement d’entendre ces paroles : « Ne soyez pas effrayées ! vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? il est ressuscité » (v. 6). Et ensuite cette invitation : « Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez » (v. 7). Accueillons nous aussi cette invitation, l’invitation de Pâques : allons en Galilée où le Seigneur Ressuscité nous précède. Mais que signifie « aller en Galilée » ?

Aller en Galilée signifie, d’abord, recommencer. Pour les disciples c’est retourner sur le lieu où, pour la première fois, le Seigneur les a cherchés et les a appelés à le suivre. C’est le lieu de la première rencontre, le lieu du premier amour. A partir de ce moment, ayant laissé leurs filets, ils ont suivi Jésus, écoutant sa prédication et assistant aux prodiges qu’il accomplissait. Pourtant, étant toujours avec lui, ils n’ont pas compris complètement, souvent ils ont mal interprété ses paroles et devant la croix ils ont fui, le laissant seul. Malgré cet échec, le Seigneur Ressuscité se présente comme celui qui, encore une fois, les précède en Galilée ; les précède, c’est-à-dire se tient devant eux. Il les appelle et les invite à le suivre, sans jamais se fatiguer. Le Ressuscité leur dit : “ Repartons d’où nous avons commencé. Recommençons. Je vous veux de nouveau avec moi, malgré et au-delà de tous les échecs”. Dans cette Galilée, nous apprenons l’étonnement de l’amour infini du Seigneur, qui trace des sentiers nouveaux à l’intérieur des routes de nos défaites. Le Seigneur est ainsi : il trace des sentiers nouveaux sur les routes de nos défaites. Il est ainsi, et il nous invite en Galilée à faire cela.

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Voilà la première annonce de Pâques que je voudrais vous livrer : il est possible de toujours recommencer, parce qu’il y a toujours une vie nouvelle que Dieu est capable de faire repartir en nous au-delà de tous nos échecs. Même sur les décombres de notre cœur – chacun de nous sait, connaît les décombres de son propre cœur – même sur les décombres de notre cœur Dieu peut construire une œuvre d’art, même des fragments désastreux de notre humanité Dieu prépare une histoire nouvelle. Il nous précède toujours : sur la croix de la souffrance, de la désolation et de la mort, comme dans la gloire d’une vie qui ressuscite, d’une histoire qui change, d’une espérance qui renaît. Et en ces sombres mois de pandémie, nous entendons le Seigneur ressuscité qui nous invite à recommencer, à ne jamais perdre l’espérance.

Aller en Galilée, en second lieu, signifie parcourir des chemins nouveaux. C’est aller dans la direction opposée au tombeau. Les femmes cherchent Jésus au tombeau, elles vont faire mémoire de ce qu’elles ont vécu avec lui et qui maintenant est perdu pour toujours. Elles vont ressasser leur tristesse. C’est l’image d’une foi qui est devenue commémoration d’un fait beau mais fini, seulement à rappeler. Beaucoup – nous aussi – vivent la “foi des souvenirs”, comme si Jésus était un personnage du passé, un ami de jeunesse désormais loin, un fait arrivé il y a longtemps, quand étant enfant je fréquentais le catéchisme. Une foi faite d’habitudes, de choses du passé, de beaux souvenirs de l’enfance, qui ne me touche plus, ne m’interpelle plus. Par contre, aller en Galilée signifie apprendre que la foi, pour être vivante, doit se remettre en route. Elle doit faire revivre chaque jour le début du chemin, l’étonnement de la première rencontre. Et ensuite faire confiance, sans la présomption de tout savoir déjà, mais avec l’humilité de celui qui se laisse surprendre par les voies de Dieu. Nous avons peur des surprises de Dieu. En général, nous avons peur que Dieu nous surprenne. Et aujourd’hui le Seigneur nous invite à nous laisser surprendre. Allons en Galilée découvrir que Dieu ne peut pas être rangé parmi les souvenirs de l’enfance mais qu’il est vivant, qu’il surprend toujours. Ressuscité, il ne finit jamais de nous étonner.

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Voilà la deuxième annonce de Pâques : la foi n’est pas un répertoire du passé, Jésus n’est pas un personnage dépassé. Il est vivant, ici et maintenant. Il marche avec toi chaque jour, dans la situation que tu vis, dans l’épreuve que tu traverses, dans les rêves que tu portes en toi. Il ouvre des chemins nouveaux où il te semble qu’il n’y en a pas, il te pousse à aller à contrecourant par rapport au regret et au “ déjà vu”. Même si tout te semble perdu, s’il te plait, ouvre-toi avec étonnement à sa nouveauté : il te surprendra.

Aller en Galilée signifie, en outre, aller aux frontières. Parce que la Galilée est le lieu le plus éloigné : dans cette région composite et variée habitent ceux qui sont plus loin de la pureté rituelle de Jérusalem. Pourtant Jésus a commencé sa mission à partir de là, adressant l’annonce à ceux qui mènent leur vie quotidienne avec peine, adressant l’annonce aux exclus, aux personnes fragiles, aux pauvres, pour être visage et présence de Dieu qui va chercher sans se lasser celui qui est découragé ou perdu, qui va jusqu’aux limites de l’existence parce qu’à ses yeux personne n’est dernier, personne n’est exclus. C’est là que le Ressuscité demande aux siens d’aller, encore aujourd’hui, il nous demande d’aller en Galilée, cette “Galilée” réelle. C’est le lieu de la vie quotidienne, ce sont les routes que nous parcourrons chaque jour, ce sont les recoins de nos villes où le Seigneur nous précède et se rend présent, justement dans la vie de celui qui passe à côté de nous et partage avec nous le temps, la maison, le travail, les peines et les espérances. En Galilée nous apprenons que nous pouvons trouver le Ressuscité dans le visage des frères, dans l’enthousiasme de celui qui rêve et dans la résignation de celui qui est découragé, dans les sourires de celui qui se réjouit et dans les larmes de celui qui souffre, surtout dans les pauvres et en celui qui est mis en marge. Nous nous étonnerons de la façon dont la grandeur de Dieu se révèle dans la petitesse, de la façon dont sa beauté resplendit dans les simples et dans les pauvres.

Voilà, alors, la troisième annonce de Pâques : Jésus, le Ressuscité, nous aime sans limites et visite chacune de nos situations de vie. Il a planté sa présence au cœur du monde et nous invite aussi à dépasser les barrières, vaincre les préjugés, approcher celui qui est à côté chaque jour, pour retrouver la grâce de la quotidienneté. Reconnaissons-le présent dans nos Galilée, dans la vie de tous les jours. Avec lui, la vie changera. Parce que au-delà de toutes les défaites, du mal et de la violence, au-delà de toute souffrance et au-delà de la mort, le Ressuscité vit et le Ressuscité conduit l’histoire.

Sœur, frère, si en cette nuit tu portes dans le cœur une heure sombre, un jour qui n’a pas encore surgi, une lumière ensevelie, un rêve brisé, va, ouvre ton cœur avec étonnement à l’annonce de la Pâque : “ N’aie pas peur, il est ressuscité ! Il t’attend en Galilée”. Tes attentes ne resteront pas déçues, tes larmes seront séchées, tes peurs seront vaincues par l’espérance. Parce que le Seigneur te précède toujours, il marche toujours devant toi. Et, avec lui, toujours la vie recommence.

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FAUSTI - L'évangéliste, en rappelant ensemble le premier et le dernier jour, fait allusion au fait que nous sommes entrés dans le jour du Seigneur, l'accomplissement de tout en Dieu et de Dieu en tout. Dieu, en créant le monde,
avait en vue la résurrection de son Fils, en qui l'univers entier est racheté de la mort.
Avant l'enterrement, il a été question de la préparation de "ce sabbat, qui était un jour solennel", c'est-à-dire la Pâque.
Ce premier jour après le sabbat est le huitième jour : c'est le "dimanche". C'est le "dimanche", le jour du Seigneur, dans lequel s'accomplissent ensemble le sabbat, Pâques et la Pentecôte.
En elle vit la nouvelle création, rachetée du mal et remplie de l'Esprit.
Les autres évangiles mentionnent également les autres femmes. Jean ne nomme que Marie-Madeleine, faisant d'elle la figure typique du disciple. En fait, elle était au pied de la croix, sous l'arbre où l'Époux l'a réveillée. Maintenant, l'ayant vu élevé, elle Le cherche là où ils L'ont placé.
Marie s'attend à y trouver le corps de Jésus. Le sépulcre, mémoire fondamentale de l'homme, est construit par l'affection de ceux qui vivent, pour ceux qui sont morts.
Mary ne peut pas comprendre.
Elle court annoncer la disparition de Jésus.
Elle pense qu'Il a été volé.
Elle n'a pas encore compris que l'amour vainc la mort.
"Elle vient voir Simon Pierre et l'autre disciple".
Pierre, qui a renié, est nommé en premier. Il est placé comme premier des disciples parce qu'il a fait l'expérience de ce qui fait de nous des disciples . La fidélité du Seigneur à notre infidélité.
L'"autre disciple" n'est pas simplement l'autre parmi deux, mais l'autre, le différent.
En effet, il posa sa tête sur les genoux et sur la poitrine de Jésus, qu'il vit alors transpercé.
Il est généralement appelé "le disciple que Jésus aimait". Maintenant qu'il l'a vu sur la croix, on l'appelle un ami.
Peter et l'autre courent ensemble. Mais celui-ci est plus rapide... Il arrive le premier au tombeau, comme il arrive le premier à croire et à voir le Ressuscité . En effet, le cœur donne des ailes aux pieds et à l'esprit. L'ami, qui aime comme il est aimé, précède celui qui est le premier des disciples : la primauté est toujours l'amour.
L'ami disciple n'entre pas ; il attend Pierre, en signe d'estime pour lui.
Cependant, il regarde à l'intérieur et voit le linge étendu. Le linge, qui enveloppait le corps de Jésus, est étendu : le tombeau est devenu le lit nuptial, préparé par l'Époux pour celui qui y entre.
Et tôt ou tard, nous y entrons tous. Là, cependant, nous ne rencontrons pas la domination de la mort, mais la pleine communion avec le Seigneur de la vie.
La mort n'est plus la mort : notre limite absolue est la Communion avec Celui qui est l'Amour absolu pour nous.
Pierre vient au tombeau en suivant l'autre disciple qui l'avait déjà précédé à la maison de Caïphe.
En suivant celui qui aime, on est introduit dans le mystère de Jésus, dans sa passion pour nous.
Pierre entre et voit ce que l'autre a également vu, debout à l'extérieur.
Ils voient aussi le linge étalé et le linceul séparé, enveloppé dans un endroit.
Le linceul est le voile de la mort, la couverture qui recouvre tous les peuples. (Is 25,7).
Elle était sur sa tête, comme le pan d'un manteau d'un homme endormi.
Maintenant qu'il s'est réveillé, il l'a enlevé.
Ce n'est cependant pas avec le linge étalé, mais mis à part, enveloppé dans un lieu déterminé.
Dieu n'est plus là.
La gloire réside dans le corps de Jésus, le nouveau sanctuaire, où Dieu enlève tout voile de son visage et du nôtre.

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-->En lui, nous voyons face à face "JE SUIS".
Une chose évidente n'est pas dite dans le texte. Le lecteur le ressent certainement, tout comme les deux disciples :
De ce linge émane le parfum des cent livres de myrrhe et d'aloès, mentionnées plus haut dans l'histoire.
Voyant cela, le disciple bien-aimé croit en Jésus, Seigneur de la vie, bien qu'il ne l'ait pas vu. Il est le prototype de ceux qui, après lui, croiront en Jésus sans le voir, grâce aux signes racontés par l'évangéliste lui-même.
Cet "autre" disciple voit avec son cœur.
L'amour est le principe de la foi, qui donne la vie.
Le lien entre voir et croire signifie que la foi, loin d'être aveugle,
est un œil grand ouvert sur la réalité.
En voyant cela, le disciple bien-aimé croit en Jésus, Seigneur de la vie, même sans l'avoir vu. Il est le prototype de ceux qui, après lui, croiront en Jésus sans le voir. à travers les signes racontés par l'évangéliste lui-même.
Cet "autre" disciple voit avec le cœur.
L'amour est le principe de la foi, qui donne la vie.
Le lien entre voir et croire signifie que la foi, loin d'être aveugle,
est un bon œil pour la réalité.

JÉSUS CHRIST ROI DE L'UNIVERS