sabato 7 aprile 2018

B - 2 DIM. PÂQUES - DIVINE MISÉRICORDE


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DIVES IN MISERICORDIA J. PAUL II  «Nul n'a jamais vu Dieu», écrit saint Jean pour donner plus de relief à la vérité selon laquelle «le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l'a révélé» 10. Cette «révélation» manifeste Dieu dans l'insondable mystère de son être -un et trine- entouré «d'une lumière inaccessible» 11; cependant, dans cette «révélation» du Christ, nous connaissons Dieu d'abord dans son amour envers l'homme, dans sa «philanthropie» 12. Là, «ses perfections invisibles» deviennent «visibles», incomparablement plus visibles qu'à travers toutes les autres œuvres «accomplies par lui»: elles deviennent visibles dans le Christ et par le Christ, dans ses actions et ses paroles, et enfin dans sa mort sur la croix et sa résurrection.
Ainsi, dans le Christ et par le Christ, Dieu devient visible dans sa miséricorde, c'est-à-dire qu'est mis en relief l'attribut de la divinité que l'Ancien Testament, à travers différents termes et concepts, avait déjà défini comme la «miséricorde». Le Christ confère à toute la tradition vétéro-testamentaire de la miséricorde divine sa signification définitive. Non seulement il en parle et l'explique à l'aide d'images et de paraboles, mais surtout il l'incarne et la personnife. Il est lui-même, en un certain sens, la miséricorde. Pour qui la voit et la trouve en lui, Dieu devient «visible» comme le Père «riche en miséricorde» ... le message messianique sur la miséricorde a une dimension divine et humaine particulière. En devenant l'incarnation de l'amour qui se manifeste avec une force particulière à l'égard de ceux qui souffrent, des malheureux et des pécheurs, le Christ -accomplissement des prophéties messianiques- rend présent et révèle aussi plus pleinement le Père, qui est le Dieu «riche en miséricorde». En même temps, devenant pour les hommes le modèle de l'amour miséricordieux envers les autres, le Christ proclame, par ses actes plus encore que par ses paroles, l'appel à la miséricorde qui est une des composantes essentielles de la morale de l'Evangile. Il ne s'agit pas seulement ici d'accomplir un commandement ou une exigence de nature éthique, mais de remplir une condition d'importance capitale pour que Dieu puisse se révéler dans sa miséricorde envers l'homme: «Les miséricordieux... obtiendront miséricorde».
...Le mystère pascal, c'est le Christ au sommet de la révélation de l'insondable mystère de Dieu. C'est alors que s'accomplissent en plénitude les paroles prononcées au Cénacle: «Qui m'a vu, a vu le Père» 96. En effet, le Christ, que «le Père n'a pas épargné» 97 en faveur de l'homme, et qui, dans sa passion et le supplice de la croix, n'a pas été l'objet de la miséricorde humaine, a révélé dans sa résurrection la plénitude de l'amour que le Père nourrit envers lui et, à travers lui, envers tous les hommes. «Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants» 98. Dans sa résurrection, le Christ a révélé le Dieu de l'amour miséricordieux justement parce qu'il a accepté la croix comme chemin vers la résurrection. Et c'est pourquoi, lorsque nous faisons mémoire de la croix du Christ, de sa passion et de sa mort, notre foi et notre espérance se fixent sur le Ressuscité: sur ce Christ qui, «le soir de ce même jour, le premier de la semaine... vint au milieu de ses disciples» au Cénacle où «ils se trouvaient, ... souffla sur eux, et leur dit: Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus »

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-->Voici que le Fils de Dieu, dans sa résurrection, a fait l'expérience radicale de la miséricorde, c'est-à-dire de l'amour du Père plus fort que la mort. Et c'est aussi le même Christ, fils de Dieu, qui, au terme - et en un certain sens au-delà même du terme - de sa mission messianique, se révèle lui-même comme source inépuisable de la miséricorde, de l'amour qui, dans la perspective ultérieure de l'histoire du salut dans l'Eglise, doit continuellement se montrer plus fort que le péché. Le Christ de Pâques est l'incarnation définitive de la miséricorde, son signe vivant: signe du salut à la fois historique et eschatologique. Dans le même esprit, la liturgie du temps pascal met sur nos lèvres les paroles du Psaume: Misericordias Domini in aeternum cantabo, «Je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur»
...Et si tel ou tel de nos contemporains ne partage pas la foi et l'espérance qui me conduisent, en tant que serviteur du Christ et ministre des mystères de Dieu 138, à implorer en cette heure de l'histoire la miséricorde de Dieu pour l'humanité, qu'il cherche au moins à comprendre la raison de cet empressement. Il est dicté par l'amour envers l'homme, envers tout ce qui est humain, et qui, selon l'intuition d'une grande partie des hommes de ce temps, est menacé par un péril immense. Le mystère du Christ qui, en nous révélant la haute vocation de l'homme, m'a poussé à rappeler dans l'encyclique Redemptor Hominis sa dignité incomparable, m'oblige aussi à proclamer la miséricorde en tant qu'amour miséricordieux de Dieu révélé dans ce mystère. Il me conduit également à en appeler à cette miséricorde et à l'implorer dans cette phase difficile et critique de l'histoire de l'Eglise et du monde, alors que nous arrivons au terme du second millénaire. Au nom de Jésus-Christ crucifié et ressuscité, dans l'esprit de sa mission messianique toujours présente dans l'histoire de l'humanité, nous élevons notre voix et nos supplications pour que se révèle encore une fois, à cette étape de l'histoire, l'Amour qui est dans le Père; pour que, par l'action du Fils et du Saint-Esprit, il manifeste sa présence dans notre monde contemporain, plus fort que le mal, plus fort que le péché et que la mort. Nous supplions par l'intermédiaire de Celle qui ne cesse de proclamer «la miséricorde de génération en génération», et aussi de ceux qui ont déjà vu s'accomplir totalement en eux les paroles du Sermon sur la montagne: «Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde» 139.
En poursuivant la grande tâche de la mise en œuvre du Concile Vatican II, dans lequel nous pouvons voir à juste titre une nouvelle phase de l'auto-réalisation de l'Eglise - à la mesure de l'époque où il nous est donné de vivre -, l'Eglise elle-même doit être toujours guidée par la pleine conscience qu'il ne lui est permis à aucun prix, dans cette œuvre, de se replier sur elle-même. Sa raison d'êtreest en effet de révéler Dieu, c'est-à-dire le Père qui nous permet de le «voir» dans le Christ 140. Si grande que puisse être la résistance de l'histoire humaine, si marqué le caractère hétérogène de la civilisation contemporaine, si forte enfin la négation de Dieu dans le monde humain, plus grande toutefois doit être la proximité de ce mystère qui, caché depuis les siècles en Dieu, a été ensuite réellement communiqué dans le temps à l'homme par Jésus-Christ.
Avec Bénédiction Apostolique.

JÉSUS CHRIST ROI DE L'UNIVERS