venerdì 30 agosto 2024

B - 22 DIMANCHE T.O.


 

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Livre du Deutéronome 4,1-2.6-8.
Moïse disait au peuple : « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères.
Vous n’ajouterez rien à ce que je vous ordonne, et vous n’y enlèverez rien, mais vous garderez les commandements du Seigneur votre Dieu tels que je vous les prescris.
Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : “Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation !”
Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ?
Et quelle est la grande nation dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ?

Psaume 15(14)
2-3a.3bc-4ab.4d-5.
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.
Il met un frein à sa langue.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n'outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

Il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n'accepte rien qui nuise à l'innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.

Lettre de saint Jacques
1,17-18.21b-22.27.
Mes frères bien-aimés, les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.
Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.
Accueillez dans la douceur la Parole semée en vous ; c’est elle qui peut sauver vos âmes.
Mettez la Parole en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter : ce serait vous faire illusion.
Devant Dieu notre Père, un comportement religieux pur et sans souillure, c’est de visiter les orphelins et les veuves dans leur détresse, et de se garder sans tache au milieu du monde.

Évangile de Jésus-Christ
selon saint Marc
7,1-8.14-15.21-23.
En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.
C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’
Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

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PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS 29 août 2021

Chers frères et sœurs, bonjour!

L’Evangile de la liturgie d’aujourd’hui présente certains scribes et pharisiens étonnés par l’attitude de Jésus. Ils sont scandalisés parce que ses disciples prennent de la nourriture sans accomplir d’abord les ablutions rituelles traditionnelles. Ils pensent: «Cette façon de faire est contraire à la pratique religieuse» (cf. Mc 7, 2-5).

Nous aussi, nous pourrions nous demander: pourquoi Jésus et ses disciples négligent-ils ces traditions? Au fond, ce ne sont pas de mauvaises choses, mais de bonnes habitudes rituelles, de simples lavages avant de prendre de la nourriture. Pourquoi Jésus n’y prête-t-il pas attention? Parce que pour Lui, il est important de ramener la foi au centre. Dans l’Evangile, nous le voyons constamment: ramener la foi au centre. Et éviter un risque, qui vaut pour ces scribes comme pour nous: observer des formalités extérieures en mettant au second plan le cœur de la foi. Nous aussi souvent, nous «maquillons» notre âme. La formalité extérieure et non le cœur de la foi: c’est un risque. C’est le risque d’une religiosité de l’apparence: paraître bon à l’extérieur, en négligeant de purifier le cœur. Il y a toujours la tentation de «contenter Dieu» par une dévotion extérieure, mais Jésus ne se contente pas de ce culte. Jésus ne veut pas de choses extérieures, il veut une foi qui touche le cœur.

En effet, immédiatement après, il rappelle la foule pour lui dire une grande vérité: «Il n’est rien d’extérieur à l’homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller» (v. 15). Au contraire, c’est «du dedans, du cœur» (v. 21) que naissent les choses mauvaises. Ces paroles sont révolutionnaires, car dans la mentalité de l’époque, on pensait que certains aliments ou contacts extérieurs rendaient impurs. Jésus renverse la perspective: ce n’est pas ce qui vient de l’extérieur qui est mauvais, mais ce qui naît de l’intérieur.

Chers frères et sœurs, cela nous concerne nous aussi. Souvent, nous pensons que le mal provient surtout de l’extérieur: des comportements des autres, de ceux qui pensent du mal de nous, de la société. Combien de fois accusons-nous les autres, la société, le monde, pour tout ce qui nous arrive! C’est toujours la faute des «autres»: c’est la faute des gens, des gouvernants, de la malchance, et ainsi de suite. Il semble que les problèmes arrivent toujours de l’extérieur, et nous passons notre temps à distribuer des blâmes, mais passer le temps à blâmer les autres, c’est perdre du temps. On se met en colère, on devient amer et on éloigne Dieu de son cœur. Comme ces personnes de l’Evangile, qui se plaignent, se scandalisent, sont polémiques et n’accueillent pas Jésus. On ne peut être vraiment religieux en se plaignant: les plaintes empoisonnent, conduisent à la colère, au ressentiment et à la tristesse, celle du cœur, qui ferme les portes à Dieu.

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-->Demandons aujourd’hui au Seigneur de nous libérer de cette façon de blâmer les autres — comme les enfants: «Non, ce n’est pas moi! C’est l’autre, c’est l’autre...» —. Demandons dans la prière la grâce de ne pas perdre de temps à polluer le monde avec des plaintes, car ce n’est pas chrétien. Au contraire, Jésus nous invite à regarder la vie et le monde depuis notre cœur. Si nous regardons en nous, nous trouverons presque tout ce que nous détestons à l’extérieur. Et si nous demandons avec sincérité à Dieu de purifier notre cœur, c’est alors que nous commencerons à rendre le monde plus pur. Par ce qu’il existe un moyen infaillible de vaincre le mal: commencer par le vaincre en soi. Quand on demandait aux premiers Pères de l’Eglise, aux moines: «Quel est le chemin de la sainteté? Par où dois-je commencer?», ils répondaient que le premier pas consistait à s’accuser soi-même: accuse-toi toi-même. Nous accuser nous-mêmes. Combien d’entre nous, dans la journée, ou à un moment de la semaine, sont-ils capables de s’accuser eux-mêmes? «Oui, celui-ci m’a fait cela, cet autre... un acte barbare». Mais moi? Moi je fais la même chose, ou encore moi je fais cela... C’est une sagesse: apprendre à s’accuser. Essayez de le faire, cela vous fera du bien. Cela me fait du bien à moi, quand je réussis à le faire, mais cela fait du bien, cela fera du bien à tous.

Que la Vierge Marie, qui a changé l’histoire à travers la pureté de son cœur, nous aide à purifier le nôtre, en surmontant avant tout le vice de blâmer les autres et de se plaindre de tout.

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FAUSTI - "Leur coeur est loin de moi", dit le Seigneur. C'est pourquoi il est difficile et ne comprend pas le pain.Les paroles d'Esaïe (29,13), que Jésus adresse aux pharisiens, Marc les adresse à l'Eglise.
Ce qui maintient les bonnes personnes loin de Dieu, ce sont les "traditions religieuses", détachées de l'amour, leur source.
L'homme, même s'il ne le sait pas, est toujours traditionaliste et routinier.
Il ne doit pas inventer chaque fois des attitudes et des réponses appropriées , il compte sur les habitudes, sur ce qui a déjà été fait et il a appris.
En bref, il vit de mémoire.
Mais le chrétien rompt avec le passé, car il vit dans une nouveauté sans précédent: la mémoire du Corps et du Sang de son Seigneur, qui lui est livré dans le Pain.
Ce mystère de l'amour est "sa" tradition, qu'il a reçue et transmise à son tour.
En Israël, le centre de la tradition c'est la Loi donnée par Dieu comme un chemin vers la Vie.
Il est résumé dans le commandement de l'Amour vers Lui et les frères.
Comme vous pouvez le voir, c'est bien, mais personne ne peut l'observer.
C'est pourquoi cela convainc tout le monde dU péché.
Ainsi, en montrant le mal, nous invite à contacter le médecin qui nous peut guérir.
Mais les orgueilleux préfèrent se défendre. En négligeant la substance, ils se tiennent à une observance, parfois minutieuse, de certains détails, pour se justifier et condamner les autres.
En réalité, la véritable fonction de la Loi n’est pas de déguiser ou de délivrer du mal, mais de le mettre en évidence et de le dénoncer, de nous faire sentir le besoin du pardon et de la Miséricorde.
Ce n’est que de cette manière que nous connaissons Dieu tel qu’Il est et qu’Il se révèle dans le Pain, Amour gratuit qui se donne.
L'utilisation de la Loi et de la tradition comme justification personnelle est à la fois un effet et une cause de la dureté du cœur, ce qui nous empêche de reconnaître la réalité de Dieu dans le Pain.
Mais nous réduisons la réalité de ce don à un fantôme, car nous restons dans une religiosité formelle, qui observe toutes les lois, sauf la fondamentale de l'amour.
Aucun péché ne se détourne de Dieu et de son Pain comme la prétention
du talentle religieux.
"Tu n'as plus rien à faire avec Christ, toi qui cherche la justification dans la Loi, tu es déchu de la grâce" (Ga 5, 4).
L'auto-justification annule la justification, en levant la vraie connaissance de nous-mêmes comme misère et de Dieu comme Miséricorde. Il nous exhorte à tout faire, au point d'aimer, plutôt que d'accepter d'être aimé gratuitement et de Lui avoir confiance.
Ainsi, notre cœur reste dur, mort et calcifié, sourd et aveugle à l’Amour et à la Vie.
Nous avons des yeux qui ne voient pas et des oreilles qui n'écoutent pas.
Jésus, avec son Pain, non seulement diagnostique, mais aussi nous guérit de notre surdité et de notre cécité.
Jésus est le Maître capable d'écrire dans notre cœur la Loi intérieure de l'amour.
Et Il le fait à travers la mémoire itérée de son Pain qui nous révèle et nous donne un Dieu qui nous aime sans conditions.
Le disciple mange ce pain et en vit, même s'il est indigne.
Il fonde sa vie non sur son respect de la Loi, mais sur la Grace.
Il doit toujours se prémunir contre le légalisme et toutes les traditions qui réduisent la réalité du Seigneur comme fantomatique.
Et aussi il accepte toute la création comme bonne et il sait que le mal procède de son cœur de pierre, encore incapable d'aimer.

JÉSUS CHRIST ROI DE L'UNIVERS